Entre recyclage et immigration, une rentrée chargée pour l’ARQ

13 août 2019

L’Association Restauration Québec (ARQ) présentait ce mardi un premier mémoire à la Commission des transports et de l’environnement sur les enjeux du recyclage et de valorisation du verre. Le dossier de la consigne sur les bouteilles de vin revient de façon ponctuelle dans l’actualité ; pour l’ARQ, ce n’est pas la solution à privilégier pour augmenter le taux de recyclage de ces contenants. L’organisation croît plutôt qu’il faut améliorer les services de collecte sélective offerts aux industries, commerces et institutions (ICI), et qu’il faudrait investir dans la modernisation des centres de tri, notamment par l’intermédiaire du programme Verre l’innovation mis en place par Éco Entreprises Québec (ÉEQ), qui affiche des résultats plus qu’encourageants.

L’ARQ participait également ce mardi à la Consultation sur la planification de l’immigration au Québec pour la période 2020-2022 tenue par la Commission des relations avec les citoyens. Elle souhaitait y faire valoir ses revendications en ce qui a trait à l’importance de faciliter le recrutement de travailleurs étrangers pour l’industrie de la restauration, qui subit grandement les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre que connaît le Québec actuellement.

Selon La Presse canadienne, l’ARQ a profité de cette rencontre pour lancer un « cri d’alarme » et a plaidé pour une hausse des seuils d’immigration. Son président, Vincent Arsenault, a indiqué au ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, qu’en 2018, près de 14 000 postes étaient à pourvoir dans la restauration au Québec. En 2025, selon une estimation de Raymond Chabot Grant Thornton, environ 5 500 postes d’aides-cuisiniers, plongeurs et préposés au comptoir, ainsi que 2 700 postes de cuisiniers et 1 800 postes de serveurs seront vacants dans la province. Les prévisions pour 2035 offrent un portrait encore plus sombre de la situation : ce sont quelque 10 000 postes d’aides-cuisiniers, plongeurs et préposés au comptoir, ainsi que 4 600 postes de cuisiniers et 1 800 postes de serveurs qui seront à pourvoir.

« L’immigration est un outil indéniable pouvant atténuer la pénurie actuelle de main-d’oeuvre, a déclaré Vincent Arsenault. Recourir aux travailleurs étrangers, autant temporaires que permanents, est essentiel pour maintenir nos activités notamment dans les régions. »

Son témoignage survient au deuxième jour des consultations publiques sur les seuils d’immigration proposés par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le gouvernement a abaissé les seuils cette année, les faisant passer de 52 000 à 40 000 le temps d’améliorer les programmes de francisation et d’intégration. Il compte les rehausser progressivement dès l’an prochain pour atteindre environ 52 000 en 2022.

Si le ministre Jolin-Barrette s’est dit « sensible » aux arguments des restaurateurs, il a paru renvoyer la balle au gouvernement fédéral, qui doit assouplir le programme de travailleurs étrangers temporaires, selon lui. « Je retiens de notre échange que vous souhaitez une amélioration au niveau du programme des travailleurs étrangers temporaires et sur ce, il faut que le gouvernement fédéral entende votre message notamment pour faire en sorte de comprendre la réalité des employeurs », a-t-il conclu.

Le porte-parole libéral en matière d’immigration, Monsef Derraji, a affirmé pour sa part qu’il ne voulait pas « que l’on pitch le problème au fédéral », urgeant le ministre à s’impliquer plus activement auprès des restaurateurs pour trouver des pistes de solution.

(D’après communiqué et La Presse canadienne. Crédit photo : Pixabay)

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