Emplois touristiques : Les conséquences chiffrées du confinement printanier

 
13 novembre 2020

En septembre dernier, le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) lançait, avec différents partenaires, une large enquête visant à donner la parole aux employés de l’industrie pour s’en inspirer dans la planification de la relance et la préparation de solutions. Elle devait aussi « aider l’industrie à conserver son personnel compétent et qualifié nécessaire pour amorcer la reprise au moment opportun et accompagner et soutenir la main-d’œuvre dans la phase transitoire ».

Le CQRHT a dévoilé, ce vendredi, les résultats de cette étude menée auprès de plus de 3 000 travailleurs et travailleuses actives dans l’industrie du tourisme québécoise entre le 1er janvier et le 31 août 2020, soit juste avant la deuxième vague et le passage au rouge de différentes régions.

Voici quelques faits saillants repris dans un communiqué du CQRHT :

« 

  • Lors du confinement printanier, 52 % du personnel touristique qui était au travail en février a été mis à pied temporairement. Par la suite, le déconfinement estival aura permis de ramener au travail seulement la moitié d’entre eux.
  • Les mises à pied temporaires ont frappé très durement les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration avec des taux de 65 % et 62 % respectivement.
  • Les travailleurs.euses du tourisme qui étaient en emploi et qui n’ont pas été rappelés.ées ont généralement plus d’ancienneté et ils.elles travaillent à temps plein ou à temps partiel de façon régulière. Ainsi, les pertes d’emploi n’ont pas uniquement touché des travailleurs.euses qui étaient de passage dans l’industrie.
  • La proportion de travailleurs.euses en zone urbaine (69 %), comprenant Montréal, la Capitale-Nationale, l’Outaouais et Laval, qui sont restés en mise à pied est beaucoup plus élevée qu’ailleurs au Québec.
  • La rareté de main-d’œuvre est restée d’actualité en tourisme : 15 % des travailleurs.euses ont dû travailler plus d’heures cet été et, pour les deux tiers d’entre eux.elles, le manque de personnel en a été la principale raison.

Le CQRHT note que l’enquête a également fait ressortir des constats pour planifier une relance réussie sur le plan de la main-d’œuvre :

  • Pour 77 % des travailleurs.euses de l’échantillon, la situation d’emploi idéale serait de continuer de travailler en tourisme : 69 % désireraient conserver leur emploi actuel et 6 % désireraient se trouver un nouvel emploi, mais toujours en tourisme.
    [...]
  • 72 % des répondant.e.s se sont montré.e.s très ouvert.e.s à participer à des formations afin de maintenir leur lien d’emploi. »

Les résultats complets sont disponibles ici.

(Avec communiqué. Crédit photo : Lutz Peter / Pixabay)

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