Dire oui à la souveraineté alimentaire ?

3 octobre 2007 - Par Robert Dion

Souveraineté alimentaire, voici un concept dont vous n’avez pas fini d’entendre parler. En entendant cette expression, on pense intuitivement à une caricature de René Lévesque portant salopette et chapeau de paille avec une tige de blé entre les dents.

Hé non, il s’agit d’une véritable réflexion qui a fait son apparition il y a environ 10 ans et qui refait surface de façon plus énergique grâce à Equiterre et à bien d’autres organismes qui ont remis sur la table ces dernières années la notion d’autonomie d’approvisionnement alimentaire.

Il est évident, en cette ère de mondialisation, que la provenance des différentes denrées n’a plus de limites frontalières. En toile de fond planent toutefois différents scandales touchant à la salubrité des aliments comme ceux impliquant certains produits de Californie contaminés par des coliformes ou encore des produits d’Asie qui ne respectent pas en tout point les normes. De quoi faire réfléchir les exploitants qui souhaitent éviter de fâcheuses répercussions auprès de
leur clientèle.

Selon moi, il est beaucoup plus facile pour l’industrie du détail de bien identifier la provenance de ses aliments. Il en est tout autrement en restauration où les produits transformés et servis à la table ne peuvent porter la marque de leur provenance. Il en revient alors à l’exploitant de définir sa politique d’achat et d’en faire la promotion auprès de sa clientèle, le cas échéant.

Il est possible de nouer une collaboration constante avec les fournisseurs si vous voulez contrôler davantage la provenance des aliments que vous servez. Toutefois, comme le croient certains intervenants interrogés à l’occasion d’un dossier dans Le Devoir, le fait de n’acheter que des produits québécois toute l’année relève de l’utopie. Notre climat, notamment, ne permet pas à la production québécoise de rivaliser avec les produits originaires de bien d’autres pays.

Je crois que, dans le but d’encourager les producteurs d’ici, il est impératif de privilégier les produits locaux dans la mesure du possible. Mais je ne crois pas qu’imposer des normes et des règles strictes en ce domaine serait la solution. Je suis par ailleurs persuadé que la vague actuelle d’alimentation santé, dont la fraîcheur des produits est un pilier, amène une partie de plus en plus grande de la population à consommer des produits locaux. D’ailleurs, un sondage récent commandé par Équiterre et conduit par Léger Marketing a révélé que 77 % des répondants faisaient un effort pour acheter localement. Dans votre restaurant, utilisez-vous des produits achetés localement ? Sans devenir un souverainiste pur et dur, il est possible de faire la part des choses pour encourager l’économie locale ainsi que la relève agricole et de
transformation.


Robert Dion, éditeur
rdion@hrimag.com

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