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Des HRI misent sur l’art en location

 
8 août 2022 | Par Sophie Poisson
Crédit photo: Gallea / Crédit des œuvres exposées à l'Hôtel Bonaventure: Brume, Amyot, et Caribat de Mantha

Depuis un an et demi, l’Hôtel Bonaventure à Montréal a recours aux services du réseau de distribution d’œuvres d’art Gallea, qui a vu le jour il y a quatre ans. « Dans l’hôtellerie, il y a beaucoup de compétition, donc c’est faux de dire qu’on ne fait que vendre des chambres et qu’on va être prospère, insiste la directrice des ventes et du marketing de l’Hôtel Bonaventure, Sarah Maisonneuve. Il faut trouver des idées pour créer une expérience unique. À Montréal, il y a beaucoup d’art de cirque, d’art de rue, d’art culinaire... Les œuvres d’art - entre autres les peintures, les photographies et l’art digital - sont un complément au séjour d’un touriste ou d’un local. »

Si les hôtels représentent l’une de ses clientèles principales, Gallea compte aussi des restaurants - comme le Café Mimosa et Le Pégase à Montréal - et des institutions – tel le Palais des congrès de Montréal. Il est aujourd’hui présent dans 17 villes à travers le pays, dont Sherbrooke, Saint-Hyacinthe ou encore Farnham. L’idée est de créer une expérience autour de l’art, à même les murs des établissements, en les mettant en relation avec ses 10 000 artistes répartis à travers 40 pays, ce qui représente plus de 50 000 œuvres disponibles. « Notre but est d’amener davantage d’œuvres en exposition dans le quotidien des gens », explique Guillaume Parent, le cofondateur et président de Gallea.

Crédit de l’œuvre au Café Mimosa : let be, Josiane Bossy / Crédit photo : Gallea

Un accompagnement personnalisé

La collaboration commence avec un expert qui se rend sur place pour analyser l’espace, l’ambiance et les attentes du HRI. L’Hôtel Bonaventure a par exemple des œuvres d’artistes locaux, en accord avec son identité axée sur la nature, les couleurs et l’expérience client. Gallea crée alors un profil sur sa plateforme web pour que les artistes soumettent leurs œuvres à la sélection.

« Le style qu’on a choisi est peut-être classique, mais en revanche, on s’est permis d’aller chercher des couleurs éclectiques. C’est là que le travail de Gallea a été fantastique parce qu’on est accompagné de A à Z », souligne Sarah Maisonneuve.

Tous les quatre mois, un nouvel appel à candidatures est lancé pour assurer une rotation des œuvres et offrir la possibilité de s’ajuster aux saisons ou encore à un événement que l’établissement organiserait. « Durant l’hiver, on a beaucoup de clients de la communauté montréalaise ou des alentours qui viennent séjourner à l’hôtel pour un staycation ; la pandémie a apporté un renouveau de cette clientèle. Comme elle vient une à deux fois par année, le fait que les œuvres changent tous les six mois, c’est très bien parce que ça change leur expérience. » Elle précise que si l’hôtel souhaite garder une œuvre de façon permanente, elle a toujours la possibilité de l’acheter avec Gallea.

La vingtaine d’œuvres dont il dispose se retrouve dans les espaces les plus vus : l’entrée principale ou encore les couloirs qui mènent à ses suites. « Ça apporte beaucoup de conversations chez nos clients, certains s’arrêtent pour observer les œuvres, d’autres scannent même le code QR pour recevoir de l’information », témoigne la directrice des ventes et du marketing qui précise que les photographies de Valérie Dubuc sont en ce moment le coup de cœur de l’hôtel.

Crédit de l’œuvre à l’Hôtel Bonaventure : The Voids Around, I Rarely Get The Chance To Have A Full Body et I Love from As Far as I can de Valérie Dubuc / Crédit photo : Gallea

Un partenariat gagnant-gagnant

Sarah Maisonneuve considère que l’accompagnement de Gallea lui permet de gagner du temps puisqu’il s’occupe aussi du plan d’agencement des œuvres, de leur accrochage et de leur remplacement si l’une d’elles est vendue. L’avantage financier est également cité : Guillaume Parent évoque une mensualité à payer qui représente une fraction du prix des œuvres et la possibilité de suspendre l’abonnement au besoin. Par ailleurs, une commission de 10 % est reversée au HRI lors d’une vente.

Le président parle également des avantages marketing avec un rayonnement au sein de sa communauté. Des photographies professionnelles sont prises à chaque exposition et sont ensuite partagées dans son infolettre qui est envoyée à 50 000 inscrits ainsi que sur ses réseaux sociaux qui ont 30 000 abonnées. Les HRI ont donc la possibilité de rejoindre de potentiels nouveaux clients, d’autant plus que des parcours de quartier sont aussi créés. Un partenariat a vu le jour cette année dans Rosemont à Montréal, en collaboration avec la Société de développement commerciale Promenade Masson. Le public est invité à même la rue à visiter 16 établissements qui exposent.

Guillaume Parent ajoute que certains HRI utilisent Gallea pour impliquer leurs employés, en les laissant par exemple faire la sélection des œuvres. Il imagine aussi qu’un employeur puisse se servir de la commission reçue lors d’une vente pour la transformer en réduction au cas où l’un de ses employés souhaiterait acheter de l’art.

Entre autres pour avoir une salle d’exposition, Gallea a ouvert il y a quelques mois sa propre galerie d’art au 1186 rue Sherbrooke Ouest à Montréal.

Crédit des œuvres dans l’Espace Gallea : Force Insoupçonnée de Christine Hodgson, Together forever de Randa Hijazi, T.J.O.M.S de Magnum Concilium et Philippe Efe, No title (N66 SPIRIT Series) de Yevgeniy Repiashenko, Culturel de Ayart création, Conversation après la fête de DAVID FARSI / Crédit photo : Gallea

Mots-clés: Canada
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