« Cuisine avec Inès », le premier livre de la Mozart des fourneaux

31 août 2018 - Par Pierre-Alain Belpaire

Elle n’a que 13 ans. En parcourant le livre que présente, en cette rentrée, la jeune Inès Gauthier, difficile de s’imaginer que ce pavé de saumon, sauce aux échalotes confites ou cette mousseline de céleri rave aux oignons caramélisés sortent du gourmand cerveau d’une demoiselle de cet âge. Il faut dire que l’auteur compte déjà plus de … dix ans d’expérience, qu’elle a brillé lors de l’émission La Relève (TVA), qu’elle peut compter sur le soutien de ses parents, Fanny et Éric, propriétaires d’Ateliers & Saveurs, et sur les bons conseils de ses réputés « parrains », Chuck Hughes, Hakim Chajar et Laurent Godbout. Cela n’enlève rien au talent et au mérite de la cuisinière en herbe, certes, mais cela explique un peu mieux d’où lui vient cette aisance couteau à la main.

HRImag : Inès, peux-tu nous expliquer comment on se retrouve, à 13 ans, à présenter son propre livre de cuisine ? Comment est née cette idée ?

Tout a débuté lorsque ma maman a lancé son livre, À chaque jour son cocktail. Lors de la présentation officielle, la responsable de la maison d’édition Goélette est venue me parler et m’a demandé si j’étais intéressée par l’idée de réaliser mon propre livre. Pour être honnête, je n’ai pas vraiment pris ça au sérieux. Pourtant, ça l’était !

Avais-tu déjà un jour pensé sortir un livre de cuisine ?

Quand maman était en pleine préparation du sien, je dois bien avouer y avoir songé une fois ou l’autre. Mais c’était juste une idée qui m’était passée par la tête, rien de bien concret.

Es-tu toi-même une grande utilisatrice de livres de recettes ou préfères-tu te tourner vers les émissions télé ? À moins que tu n’aies toutes tes recettes en tête ?

Disons que c’est pas mal 50 % via les émissions à la télévision et 50 % dans ma tête.

Comment s’est passée l’écriture du livre ?

Ça a été plus compliqué que ce que j’avais imaginé. On s’est fixé un nombre minimal de 50 recettes, ça demande donc beaucoup de travail. Heureusement, j’ai reçu beaucoup d’aide. Et si les débuts ont été plus intenses, ça « roulait » bien sur la fin.

À quel public ce Cuisine avec Inès est-il destiné ?

Dans un premier temps, je pensais m’adresser aux adolescents, aux jeunes de mon âge, aux enfants qui débutent et aux familles. Mais au final, je pense – et j’espère – que ça pourrait convenir à un peu tout le monde, notamment à des adultes qui veulent se lancer en cuisine.

As-tu déjà un tome 2 en tête ?

Ouf ! On va commencer par un et on verra par la suite. Mais je ne dis pas non…

Tu n’as que 13 ans mais déjà une sacrée expérience en cuisine. Quand et comment tout cela a débuté ?

Quand j’avais deux ans ! Ce sont mes grands-mères, en France, qui m’ont invitée à prendre une cuillère et une casserole et à imiter ce qu’elles me montraient. J’ai tout de suite aimé ça. Quelques années plus tard, à 10 ans, j’ai participé à l’émission La Relève, sur TVA. Et à travers tout ça, entre mes grands-mères et mes parents, disons que j’ai eu de bons professeurs.

Tu peux aussi compter sur un sacré trio de parrains : Chuck Hughes, Hakim Chajar et Laurent Godbout. Que t’amènent-ils ?

Ils m’apportent énormément. Je peux compter sur eux quand je suis dans le pétrin, quand j’ai le moindre souci. J’ai leur numéro et ils sont toujours disponibles pour moi. C’est une chance extraordinaire d’avoir ces trois chefs autour de moi. Chuck a été mon coach durant La Relève, il m’impressionnait tellement il est grand et imposant. La rencontre avec Hakim date aussi de cette époque. Quant à Laurent, cela fait un moment que mes parents le connaissent.

Y a-t-il autour de toi beaucoup d’autres adolescents passionnés par la cuisine ?

Malheureusement, non. À mon âge, la plupart ont d’autres passions. Certains se laissent parfois tenter par de petites recettes trouvées sur les réseaux sociaux mais sans aller plus loin. C’est dommage.

À quoi attribues-tu ça ?

C’est peut-être un manque de curiosité. Certains préfèrent passer leur temps devant un écran de téléphone, moi j’aime cuisiner. Chacun son truc.

Es-tu trop jeune pour penser à faire de la cuisine un métier ?

Non, je réfléchis à mon avenir. Le temps passe vite. J’ai 13 ans : dans quatre ans, il va falloir que je prenne une décision.

Et si tu devais la prendre aujourd’hui, cette décision ?

Je reprendrais les Ateliers & Saveurs de mes parents…

… ils sont au courant ?

Oui ! (rires) Je veux que ce concept passe de génération en génération, je veux l’amener encore plus loin, en ouvrir d’autres, atteindre d’autres publics, au Québec mais aussi dans différents endroits du monde.

Quand on a comme parents Éric et Fanny Gauthier et qu’on a soi-même un sacré potentiel, qui cuisine à la maison ?

Les trois. Ça dépend des jours, ça dépend des moments.

As-tu déjà atteint le stade où c’est toi qui leur apprends des trucs en cuisine ou ont-ils encore une longueur d’avance ?

Oh non, je ne suis pas encore rendue là. Mais j’y travaille, j’y travaille…
 
 
(Photo fournie par Catch Communications)
 
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