Ça pousse ! : Les mains dans la terre à l’école

 
19 décembre 2019 | Par Marie-Ève Garon

L’organisme montréalais Ça pousse !, fondé en 2014 comme initiative d’économie sociale du Dépôt centre communautaire d’alimentation, lance une série de formations en agriculture urbaine destinée aux enseignants à l’échelle de la province. Un des principaux objectifs de ces formations est de permettre au plus grand nombre d’élèves possible d’accéder aux bienfaits éducatifs, sociaux et environnementaux de l’agriculture urbaine.

« À la base, nous faisions principalement des jardins et des ateliers dans les écoles. Surtout dans les CPE et les niveaux primaire et secondaire, mais également parfois au cégep et à l’université, mentionne Carole-Anne Lapierre, agronome et coordonnatrice des projets. Avec le temps, nous avons diversifié nos activités de sorte qu’aujourd’hui nous allons également en entreprise pour faire des jardins et de l’animation. » L’autre volet important de l’organisation demeure la construction d’espaces verts en milieu urbain.

La première formation, prévue en février 2020, présente un guide de cinq ateliers à réaliser au printemps en classe : des semis à la transplantation en passant par le repiquage. Elle inclut également deux simulations sur le zéro déchet et la sécurité alimentaire. Cette formation se termine par un atelier culinaire avec les récoltes du jardin.

Pour un monde meilleur

De plus en plus sollicitée par le milieu scolaire, la responsable croit que l’idée s’imposait de mettre sur pied une formation visant à outiller et à soutenir les enseignants à chaque saison de jardinage scolaire. « Notre équipe se déplace pour offrir des ateliers, mais on se concentre surtout dans la grande région de Montréal, précise-t-elle. Comme nous recevons continuellement des demandes d’ailleurs au Québec, notamment de la Gaspésie, nous avons décidé de développer un programme qui permet de rendre les professeurs autonomes rapidement. » Selon l’agronome, la confiance et l’autonomie seraient la clé de la réussite pour intégrer l’agriculture urbaine à la vie en classe. « Comme les budgets sont souvent limités dans les écoles, on souhaitait rendre l’information accessible afin que les enseignants soient en mesure de faire le cours une fois et de pouvoir s’en servir à chaque année. »

La formation de base, qui peut être bonifiée selon le degré et le cursus scolaire, comprend trois volets distincts : matériel didactique incluant guides et fiches techniques, journée en présentiel et webinaire : échanges et résolution de problèmes (deux heures par mois). « Nous faisons en sorte que le professeur se sente le plus soutenu possible. » Cette première formation s’inscrit dans une série plus vaste qui portera, entre autres, sur les manipulations de base en horticulture et sur l’animation de jardin qui, constate-t-on, diffère de l’enseignement traditionnel en classe.

Carole-Anne Lapierre estime que l’intérêt grandissant de la part des enseignants québécois, en ce qui a trait notamment au jardinage en contexte pédagogique, s’avère extrêmement positif. Elle admet d’ailleurs que dans la conjoncture environnementale actuelle, cet engouement est tout à fait nécessaire. « Il y a un mouvement qui présentement dépasse celui de l’agriculture urbaine concernant toute la question de l’éducation en plein air. Les jeunes professeurs démontrent un réel désir de faire les choses différemment. Pour nous, c’est vraiment très encourageant ! »

(Photo fournie par Ça pousse !)

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