COVID-19 : Les informations HRI de ce lundi 6 avril

 
6 avril 2020

Pas une heure sans qu’une nouvelle information entourant la COVID-19 ne tombe dans les boites courriel de notre rédaction. Le HRImag a donc décidé, jusqu’à nouvel ordre, de vous proposer, en un seul endroit, toutes les informations concernant le désormais célèbre coronavirus et son impact sur l’industrie des HRI.
 

L’AHQ lance un appel aux hôteliers - Les ministères du Tourisme et de la Santé ont besoin de vous

L’AHQ estime important de rappeler que le ministère de la Santé a développé pour les hôteliers un guide quant aux mesures de sécurité à adopter dans leurs établissements. Vous pouvez le trouver en cliquant ici.

L’Association hôtelière fait par ailleurs appel au sens civique des hôteliers afin de les mobiliser à ouvrir leur établissement ou à maintenir leurs activités en accueillant les clientèles dans le besoin.

Le ministère de la Santé est à la recherche d’hôteliers qui accepteraient divers types de clientèles, tel que :

  • Les citoyens qui doivent s’isoler (par exemple : personne infectée ne souhaitant pas infecter ses proches et voulant s’isoler à l’hôtel) ;
  • Les citoyens revenant de voyages (il y en a de moins en moins, mais plusieurs ’’snowbird’’ reviennent toujours, ainsi que les rapatriements internationaux) ;
  • Les employés des services essentiels qui ont été en contact avec une personne infectée (par exemple : un médecin a découvert qu’un patient était atteint de la COVID-19 et souhaite s’isoler pour ne pas infecter ses proches) ;
    Les citoyens infectés au coronavirus qui doivent être mis en quarantaine.

Renseignements : [email protected]
 

(D’après un communiqué de l’AHQ)

Les restaurateurs se versant des dividendes pourront toucher la Prestation canadienne d’urgence

Le gouvernement fédéral rectifie le tir concernant la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et les restaurateurs actionnaires. Selon l’ARQ, leurs dividendes peuvent désormais être comptabilisés comme revenu à part entière sous certaines conditions. Ces restaurateurs pourraient ainsi bénéficier des 2 000 $/mois de la PCU.

  • Pour que ces dividendes soient pris en compte comme revenu, il faut que ces derniers soient du type non-déterminé ou non-admissible. En général, il s’agit de dividendes provenant des revenus des sociétés imposables selon le taux pour les petites entreprises (un taux d’impôt inférieur à l’impôt général des sociétés).
  • Les revenus de dividendes non déterminés seront ainsi utilisés pour calculer le revenu de 5 000 $ (en 2019) qualificatif pour la PCU, car il s’agit de revenu « actif » étant donné que le restaurateur a travaillé pour les obtenir. En opposition, un revenu « passif » proviendrait du rendement des dividendes sur des placements.

Comment savoir si les dividendes entrent dans la catégorie « non-déterminé » ? Il suffit de se référer à la ligne 12010 de la déclaration de revenus (T1) 2019, qui était anciennement la ligne 180 en 2018.

Chaque situation étant toutefois unique, l’ARQ recommande de valider cette information auprès d’un comptable afin d’être certain d’obtenir la PCU.

(D’après un communiqué de l’ARQ)
 

Le gouvernement du Québec et le Club des petits déjeuners unissent leurs efforts

Le gouvernement du Québec et le Club des petits déjeuners ont annoncé ce dimanche que les fonds qui étaient prévus pour la distribution de petits déjeuners dans les écoles seront alloués pour venir en aide aux plus démunis qui sont affectés par la crise de la COVID-19. De plus, le Club mettra à profit son expertise et son réseau de partenaires dans le but d’organiser la distribution de denrées aux 31 organismes régionaux Moisson du Québec. En tout, 60 000 enfants et leurs familles pourront être soutenus grâce à cette initiative, et ce, tous les jours.

« En temps normal, lorsque les écoles du Québec sont ouvertes, le Club des petits déjeuners nous permet de joindre, par l’entremise de son réseau de distribution et de partenaires, plus de 32 000 enfants par jour, note dans un communiqué Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Dans un souci d’efficacité, nous devions nous appuyer sur le réseau du Club et des Moisson pour aider rapidement les familles démunies. Les familles en situation d’insécurité alimentaire peuvent contacter les organismes d’aide ou les comptoirs alimentaires de leur localité. »

« Pour que ces enfants subissent le moins possible les conséquences de la pandémie, il nous a semblé tout à fait naturel de prêter main-forte aux Moisson et de mettre à profit notre extraordinaire réseau de partenaires, ajoute Tommy Kulczyk, directeur général du Club des petits déjeuners. Je suis fier de ce que nous avons réussi à accomplir au cours des derniers jours et je souhaite que cette initiative nous permette d’atténuer le plus possible les impacts liés à la situation actuelle. »
 

La fermeture des entreprises et commerces non essentiels prolongée jusqu’au 4 mai

Lors de la conférence de presse tenue ce dimanche, le Premier ministre a annoncé que toutes les entreprises et tous les commerces non essentiels demeureront fermés jusqu’au 4 mai prochain, soit trois semaines de plus que prévu.

« On est toujours dans la pente ascendante et on espère dans les prochaines semaines atteindre un sommet, a affirmé François Legault, rappelant que les projections du gouvernement seront présentées mardi. Il reste qu’on en a encore pour quelques semaines, et après il faudra s’assurer qu’on est dans la pente descendante avant de reprendre les activités normales. »

(La Presse)

Saison « catastrophique » pour les cabanes à sucre

Pierre Faucher a passé la majorité du mois de février à se préparer à accueillir les dizaines de milliers de clients qui viennent chaque année dans sa cabane à sucre située à l’ouest de Montréal pour se gaver de nourriture traditionnelle imbibée de sirop d’érable.

Aujourd’hui, les longues tables de la salle à manger vieille de 200 ans sont vides, la nourriture n’est pas mangée. Si la cabane à sucre compte habituellement sur une centaine d’employés pendant la haute saison, le personnel a été réduit à cinq personnes en raison de la fermeture obligatoire des restaurants et des restrictions provoquées par le confinement pour lutter contre la propagation de la COVID-19.

Si très peu d’entreprises ont été épargnées par la crise, le moment où elle survient est particulièrement cruel pour les centaines de cabanes à sucre commerciales de la province de Québec, qui récoltent la majorité de leurs revenus entre la fin février et le début avril.

« C’est un très dur coup », a admis Pierre Faucher, qui gère la Sucrerie de la Montagne, à Rigaud, depuis plus de 40 ans. Il estime que son établissement accumule 60 % de son chiffre d’affaires pendant la saison des sucres.

Kasandra Cherrier, copropriétaire de la Sucrerie Bonaventure, à Mirabel, estime ses pertes à 250 000 $. Contrairement à Pierre Faucher, Kasandra Cherrier n’est pas autorisée à être en activité à longueur d’année, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas rouvrir les portes de sa cabane avant 2021.

Le moment du début du confinement et des restrictions a eu un impact particulièrement important sur son entreprise, puisqu’elle venait de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour entreposer de la nourriture et embaucher des employés.

La fermeture des salles à manger a mené certaines cabanes à sucre à améliorer leur service en ligne, offrant la commande de repas ou même des brunchs en diffusion continue via Facebook.

Michaël Constantin a noté que sa cabane à sucre familiale du nord de Montréal offre des repas traditionnels congelés qui peuvent être récupérés par les clients et savouré à la maison. Il dit avoir vu une augmentation du nombre de commandes en ligne, mais il n’a pas encore commencé à offrir la livraison à domicile.

Même si les revenus générés par ce service ne sont pas comparables à ceux des salles à manger, il espère que cela lui permettra de réembaucher certains employés dont il a dû se départir – avec l’aide financière des programmes gouvernementaux.

Pour découvrir l’intégralité de cet article de La Presse canadienne : cliquez ici.
 

Les bars et l’industrie du cannabis auront droit à l’aide d’urgence fédérale

Le gouvernement fédéral va exceptionnellement lever ses restrictions et permettra à des commerces normalement non admissibles à certains programmes de prêts, comme les bars, d’obtenir de l’aide financière pour traverser la pandémie, relate La Presse.

La confusion régnait cette semaine chez les propriétaires de bars et d’autres PME qui, de par leur champ d’activités, n’ont généralement pas accès aux programmes de la Banque de développement du Canada (BDC) et d’Exporation et Développement Canada (EDC).

L’article mentionne que de nombreux propriétaires ont cru qu’ils ne pourraient pas demander un prêt sans intérêts jusqu’à 40 000 $ sous la forme d’un compte d’urgence, une mesure annoncée la semaine dernière par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.

« Les restaurants et les bars pourront bénéficier de toutes les nouvelles aides que nous avons annoncées face à la COVID-19, y compris nos programmes de prêts [...] avec la BDC et EDC », a fait savoir Ryan Nearing, du cabinet de la ministre de la Petite entreprise.

En somme, toute entreprise ou organisme à but non lucratif légalement constitué sera admissible, pourvu que sa masse salariale se situe entre 50 000 $ et un million $.

Selon La Presse, L’Association restauration Québec (ARQ) était soulagée d’apprendre que le fédéral allait finalement faire preuve de flexibilité. Les échos reçus de ses membres ces derniers jours étaient pour la plupart négatifs.

« Ce qu’on a entendu de nos membres, c’est que leurs institutions financières ont décliné l’accès à ce compte d’urgence, en prétextant que les lignes directrices de la BDC s’appliquaient », explique Martin Vézina, responsable des communications à l’ARQ.
 

Québec solidaire propose un Plan d’indépendance alimentaire

Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire, et Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue et porte-parole solidaire en matière d’agriculture, proposent un Plan d’indépendance alimentaire afin d’assurer la sécurité alimentaire des Québécoises et Québécois durant toute la durée de la crise de la COVID-19.

« Avec la crise de la COVID-19, il y a beaucoup d’insécurité qui s’installe dans la population, mentionne dans un communiqué Émilise Lessard-Therrien. À l’aube de notre prochaine saison agricole, l’incertitude plane sur nos producteurs agricoles : aurons-nous toutes les ressources nécessaires pour répondre aux besoins alimentaires de la population québécoise ? En hiver et au printemps, c’est environ 40 % des aliments consommés au Québec qui proviennent ou transitent par les États-Unis. Alors qu’on sait que le combat contre le coronavirus sera long, si on veut se garantir des récoltes abondantes à l’automne, il ne faut pas manquer la fenêtre d’opportunité que nous offre les semaines à venir avec le temps des semis. »

« On est face à l’éventualité d’une crise mondiale sans précédent, ajoute Manon Massé. C’est le moment de se serrer les coudes et se donner les moyens de passer à travers la pandémie. Le Québec aurait la capacité de nourrir son monde si on faisait les choix politiques qui s’imposent. Il s’agit que chacun et chacune y contribue et que nos gouvernements fassent le nécessaire pour rendre ça possible. Que ce soit sur les balcons, dans les plates-bandes des villes et des familles, ou bien dans les champs, un maximum d’espaces disponibles et cultivables doivent être mis à profit pour nous permettre d’assurer notre indépendance alimentaire. »

Se déployant en deux volets, le plan solidaire prévoit dans un premier temps des mesures pour soutenir le monde agricole et renforcer sa capacité de production, notamment en misant sur une main-d’oeuvre locale avec des incitatifs financiers. Le plan prévoit également l’autorisation de l’accès aux services de garde d’urgence pour les enfants d’agriculteurs et agricultrices ainsi que l’augmentation des seuils de production hors quota pour les petits producteurs.
 

Salubrité des aliments et COVID-19 : Olymel rectifie les faits

La direction d’Olymel déplore les propos mensongers et irresponsables qu’une personne anonyme a fait circuler sur les réseaux sociaux ce vendredi à l’effet que des produits provenant de son établissement de transformation de porc de Yamachiche pouvaient transmettre le virus de la COVID-19.

Tous les établissements d’Olymel sont placés sous la juridiction et la surveillance constante de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). L’ACIA et les responsables de la santé publique qui suivent la maladie de près font le même constat et n’ont trouvé aucun exemple de transmission de COVID-19 dans un aliment. Cette information s’appuie également sur des recherches scientifiques de l’European Food Safety Authority (EFSA) qui affirme n’avoir trouvé aucune preuve que les aliments constituent une source ou une voie de transmission.

En plus des mesures d’hygiène, de salubrité alimentaire et de contrôle de la qualité appliquées en temps normal dans les établissements d’Olymel, l’entreprise a déployé de très nombreuses mesures visant à contrer la propagation du coronavirus depuis le début du mois de mars. L’entreprise invite ses employés à suivre rigoureusement ces mesures et a même appliqué un protocole élaboré par les services de santé publique pour l’ensemble de ses établissements dont celui de Yamachiche.

(D’après communiqué)
 

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