CNESST : 159 inspections en restaurants depuis la mi-juin

 
8 juillet 2020 | Par Pierre-Alain Belpaire

Entre le 15 juin dernier et ce lundi 6 juillet, soit en trois semaines à peine, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a effectué quelque 159 interventions dans le secteur de la restauration, « pour tous motifs relatifs à la COVID-19 », basées notamment sur 75 plaintes reçues. Durant les trois mois précédents (soit entre la décision gouvernementale de fermer les salles à manger le 13 mars et la mi-juin), les inspecteurs étaient intervenus à 119 reprises (pour 103 plaintes).

Sans grande surprise et malgré une réouverture plus tardive des terrasses et des salles à manger, l’Île-de-Montréal est, de loin, la plus concernée par les inspections menées dernièrement. Les chiffres fournis au HRImag confirment cependant que la CNESST intervient dans des établissements installés aux quatre coins de la province, de l’Outaouais à la Gaspésie en passant par l’Abitibi ou la Côte-Nord.


(Source : CNESST)

« La CNESST reçoit des plaintes provenant des milieux de travail, notamment sur le fait que la distanciation physique de 2 mètres n’est pas respectée, que des mesures de prévention ne sont pas mises en place ou que des équipements de protection, tel le masque de procédure, ne sont pas portés », explique Maxime Boucher, porte-parole de la CNESST.

La Commission rappelle que, « dans l’éventualité où un employeur ne prend pas en charge le risque biologique relié à la COVID-19 et qu’un milieu de travail ne respecte pas les lignes directrices émises par le gouvernement », des avis de correction peuvent être émis, obligeant l’employeur à régler la situation. « Si l’inspecteur juge qu’il y a danger pour la santé, la sécurité ou l’intégrité physique des travailleurs, il pourrait aussi ordonner la fermeture d’un lieu de travail jusqu’à ce que des correctifs soient apportés par l’employeur », indique Maxime Boucher. Enfin, « si elle le juge opportun », la CNESST peut émettre un constat d’infraction en vertu de l’article 236 de la Loi sur la Santé et la Sécurité au Travail et des amendes allant de 1 752 $ à 3 502 $ peuvent être infligées. En cas de récidive, celles-ci pourraient dépasser les 14 000 $.

Aucun constat d’infraction n’a toutefois été émis dans les restaurants québécois depuis le début de la pandémie, souligne le porte-parole de la CNESST.

(Crédit photo : Norma Mortenson / Pexels)

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