30 ans de Bagel Maguire : « On ne s’est jamais éparpillés ! »

17 mai 2019 - Par Marie-Ève Garon

Bagel Maguire Café célèbre cette année ses 30 ans. Le fondateur, François Joyet, a, depuis le premier jour, misé sur l’authenticité pour bâtir son image de marque. Et c’est un pari qui lui a visiblement réussi. Même s’il avait d’abord ciblé le Vieux-Québec, le propriétaire de l’enseigne a vite compris que la législation ne lui permettrait pas d’élire domicile sous la juridiction de l’ancienne Ville de Québec. « Lorsque j’ai expliqué, à celui qui émettait les permis, mon intention d’installer un four à bois de 10 pieds par 10 pieds, j’ai eu droit à une réaction de stupéfaction, sourit François Joyet. Il me restait donc deux options : les rues Cartier et Maguire qui représentaient, avec la Grande Allée, les principales artères de la ville. »

Au premier coup d’œil, ce Montréalais d’origine voit une certaine parenté entre le quartier de Sillery et celui d’Outremont. « Il y avait des noms de rue en anglais, je savais qu’on y retrouvait des anglophones et une communauté juive. Je me suis dit : "Voilà, c’est ici que je dois ouvrir mon entreprise". » Malgré les grandes ambitions du jeune entrepreneur, la première année s’avère des plus ardues. « J’ai compris pourquoi il n’y a avait pas de commerce de bagels à Québec : les gens ne connaissaient pas ça du tout. »

François Joyet s’est vite rendu compte que la route ne serait pas pavée d’avance et qu’il faudrait attendre quelques années avant d’assister à la popularisation du produit. « Le déclic s’est vraiment fait auprès des consommateurs, autour de 1995, lorsque les bagels sont apparus aux menus des grandes chaînes comme Tim Hortons et McDonalds. »

En toute simplicité

Au fil du temps, l’homme d’affaires choisit de rester fidèle à sa formule initiale à laquelle il ajoute simplement l’offre du déjeuner. « On ne s’est jamais éparpillés ! Si on l’avait fait, c’est clair qu’on ne serait plus là. Tant que tu demeures à l’écoute du client, que tu lui offres un produit de qualité et distinctif, à un prix honnête, tu auras toujours ta place », mentionne-t-il en précisant qu’il ne faut toutefois pas avoir peur de se remettre en question et de reconnaître ses erreurs afin d’ajuster le tir, s’il y a lieu.

Après trois décennies, l’entreprise est maintenant une véritable institution dans ce quartier qui a subi une profonde transformation, notamment lors de la fusion entre les villes de Sainte-Foy et de Québec. « Le sentiment d’appartenance s’est dissipé. À l’époque, il y avait davantage une vie de quartier. Sur la rue, on retrouvait les pompiers, les policiers et plusieurs propriétaires de commerce habitaient le 2e étage de leur immeuble. » Même s’il estime que cette décision politique s’est avérée positive pour le développement de la Vieille-Capitale, François Joyet constate que les temps ont changé. « C’est normal, c’est une grande ville maintenant. »

Au final, même si la clientèle s’est multipliée et largement diversifiée, le bagel n’a rien perdu de son réconfort. C’est un produit rassembleur qui ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est. « C’est très drôle : lors des campagnes électorales, on y retrouve à tout coup les représentants des différents partis. » Selon son fondateur, c’est parce que le Bagel Maguire est un véritable café de quartier. « Ce qui me rend le plus fier ? Que l’entreprise ait perduré dans le temps et qu’elle continue de poursuivre sa croissance, chaque année. »

(Photo fournie par Brouillard Communication)

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