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14 octobre 2010 - Par Robert Dion

Eh oui, même les acteurs du milieu des HRI doivent s’en remettre de temps à autre à ce légendaire stratagème ! Il faut dire qu’il peut être très bénéfique de regarder ce qui se fait dans les établissements des villes, des provinces et même des pays voisins. Sans que vous en veniez au plagiat, s’inspirer de ceux qui excellent ailleurs ne peut avoir que du bon lorsque l’idée est bien adaptée au style de votre établissement.

Cela dit, même si les designers internationaux s’éclatent partout dans le monde, nos créateurs québécois n’ont rien à leur envier. Nous nous savons depuis longtemps un peuple imaginatif et créateur ; soyons-en fiers. D’ailleurs, plusieurs hôtels, restaurants et institutions d’ici ont su se distinguer au chapitre du design dans les dernières années.

Évidemment, quand on parle design, on a tout de suite en tête le « beau côté », celui que vous offrez à vos clients. On a vite tendance à oublier la face cachée, celle des buanderies, cuisines et aires de production. Lorsque vient le temps de créer ces espaces, faire appel à des professionnels devient d’une importance capitale. Ils connaissent les nouveaux équipements, les règles et les standards. Un espace de travail bien conçu peut peser lourd dans la balance du produit fini de qualité. Car, pour garantir le succès, il faut être aussi bon que beau ! Ne l’oublions pas !

Ceux qui me connaissent savent que j’aime découvrir de nouveaux établissements. Lors de salons ou congrès à l’extérieur du pays, rares sont les journées où je visite moins de cinq ou six adresses. Je veux en voir le plus possible et je consulte les concierges et magazines locaux pour sentir les courants de la place !

Faites-en donc autant : sortez voir le monde !



25 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Depuis les cinq dernières années, le design d’un établissement est devenu presque aussi important que la qualité du produit, du service ou des installations qui y sont offerts. Les hôteliers et les restaurateurs mettent le paquet pour impressionner la galerie et s’assurer qu’on se rappellera et qu’on parlera d’eux. Les pages qui suivent vous présentent quelques uns des établissements construits en 2009 et 2010 qui ont su attirer l’attention.



25 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

La maison de couture italienne Moschino a récemment ouvert un hôtel de luxe dans la région de Via Monte Grappa, à Milan. Construit à l’intérieur d’une gare ferroviaire de style néo-classique des années 1800, l’établissement de 4 étages compte 54 chambres et 15 suites, avec un spa, une salle de sport et un restaurant. La directrice artistique de Moschino, Rossella Jardini, a mis le paquet pour concevoir des espaces thématiques au design ultramoderne et ludique inspirés de fables fantaisistes et de contes de fées.

www.maisonmoschino.com


Chambre "Sleeping in a Ballgown" (Dormir dans une robe de bal)


Chambre "The Ribbon" (Le ruban)


Chambre "Life is a Bed of Roses" (La vie est un lit de roses)


Chambre "Sweet Room" (Chambre des sucreries)


Chandelier de la "Sweet Room"


Chambre "Zzzzzzz"


Vue sur une partie du lobby de l’hôtel


Quelques uns des luminaires qu’on retrouve dans le lobby de l’hôtel


Autre partie du lobby de l’hôtel



25 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Après l’hôtel Palazzo Versace, les hôtels Bulgari et le restaurant Gold de Dolce Gabbana, c’est au tour du célèbre designer de mode italien Giorgio Armani de se lancer dans l’aventure avec l’Armani Hotel Dubai. Inauguré en mars dernier à Dubaï, l’établissement propose 160 chambres et suites de luxe qui sont à l’image de la marque Armani : sophistiquées, classiques et élégantes. Prévoyant ouvrir une dizaine d’autres établissements hôteliers au cours des dix prochaines années dans des villes telles Marrakech, New York, Tokyo, Shanghai ou Londres, le groupe Armani annonce déjà l’ouverture d’un prochain hôtel d’ici la fin de 2010 à Milan, la ville natale du designer. Ce deuxième hôtel regroupera 95 chambres de luxe, un restaurant gourmet, un centre d’affaires avec salles de réunion et un spa.

www.armanihotels.com


Chambre de l’hôtel Armani de Dubai


Vue sur un des restaurants de l’hôtel


Salle à manger du deuxième restaurant de l’hôtel


Centre d’affaires pour les clients de l’hôtel



25 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Après Chicago, le designer américain Ralph Lauren a décidé d’ouvrir un deuxième restaurant en avril dernier dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Situé à l’intérieur de la nouvelle boutique du styliste, le Ralph’s offre une cuisine typiquement américaine dans un décor élégant et raffiné de style campagnard. L’établissement peut accueillir une cinquantaine de personnes à l’intérieur et 80 de plus sur la terrasse. Fait inusité : les steaks de filet et d’aloyau qui sont servis au restaurant proviennent directement du ranch de Ralph Lauren, lequel se trouve au Colorado.

www.ralphlauren.com


La salle à manger du restaurant


La terrasse du Ralph’s Paris



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Ouvert depuis mars dernier, le Inntel Hotel est un établissement de 160 chambres qui présente une architecture extérieure pour le moins surprenante. En effet, le bâtiment de 12 étages donne l’impression d’être fait à partir d’une série de maisons qui sont empilées les unes sur les autres. Ces dernières rappellent les habitations traditionnelles et les moulins à vent d’Amsterdam. La décoration intérieure est beaucoup plus contemporaine avec des couleurs neutres et sobres qui incitent à la détente. Les clients de l’hôtel ont accès à un centre de santé avec piscine et sauna ainsi qu’à une salle de réunion. Le restaurant-brasserie de l’hôtel propose des spécialités culinaires locales.

www.inntelhotels.nl




27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Situé dans le 8e arrondissement de Paris, le Toi propose une véritable explosion de couleurs avec son design ultra-tendance réalisé par Moët Hennessy. Mettant en vedette différentes teintes de rose, rouge et doré, l’établissement peut accueillir 140 personnes en salle à manger et 30 personnes de plus au bar. À lui seul, le plafond est une véritable oeuvre d’art ludique avec ses formes variées et ses éclairages survoltés
qui contribuent à créer une ambiance amusante et décontractée.

www.toi-restaurant.com



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

L’opulence et le glamour définissent bien cet hôtel de 134 chambres qui combine à la fois l’architecture de l’Orient et de l’Occident, avec un design contemporain haut en couleur. Dès l’entrée, le bureau d’accueil donne aux arrivants l’impression d’entrer dans une boîte à bijoux. De nombreux cristaux et miroirs au plafond sont accompagnés d’une gigantesque branche présentant des feuilles qui semblent faites d’émeraude. Les tissus
somptueux, les matériaux riches, les éclairages exceptionnels, l’abondance des accessoires et le choix du mobilier vous transportent dans un autre monde qui rappelle celui des sultans ottomans. En plus d’un bar lounge, l’hôtel W héberge le restaurant Spice Market du célèbre chef français Jean-Georges Vongerichten.

www.wistanbul.com.tr


La réception de l’hôtel




Les photos suivantes présentent quelques unes des chambres et suites de l’hôtel







Lits de jour qui se trouvent à l’extérieur de chaque suite




Salle de réunion du W Istanbul


Le restaurant Spice Market situé à l’intérieur de l’hôtel



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Le Kameha Grand est un hôtel ultramoderne et sophistiqué situé aux abords du Rhin, qui offre 253 chambres, dont 63 suites toutes plus impressionnantes les unes que les autres. S’adressant surtout à une clientèle d’affaires branchée, l’établissement possède une série de chambres et suites thématiques destinées à répondre aux besoins les plus fous. Notamment, la chambre « Workaholic », qui est munie d’un télécopieur et d’une imprimante, la suite « Fairplay » qui donne accès à des consoles de jeu, un vert de golf et une table de soccer (baby-foot), et les suites « Princess » et « Diva » où le luxe et l’extravagance sont de mise. Deux restaurants, quatre bars et lounges et d’immenses espaces de conférence se trouvent également à l’intérieur de l’hôtel qui ressemble à un gigantesque dôme vitré.

www.kamehagrand.com


Vue extérieure de l’hôtel


Le hall d’entrée


La suite Beethoven


La suite Fairplay


La suite Hero


La suite Royal


Le Stage Bar


Le lobby du Stage Bar


Autre partie du lobby du Stage Bar


Les photos suivantes présentent quelques unes des salles de réunion et salles de réception de l’hôtel




Les photos suivantes présentent le spa du Kameha Grand



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

L’hôtel Hullett House offre dix suites individuelles qui occupent les étages supérieurs d’un bâtiment historique datant de 1881. Chaque chambre présente un décor différent associé à une période distincte de l’histoire de la Chine. Par le choix des couleurs, du mobilier, des tissus et des nombreux éléments qui se retrouvent dans chaque pièce, l’établissement réussit à offrir une expérience totalement unique à ses visiteurs. Un véritable voyage dans le temps.

www.hulletthousehotel.com


Suite D’Aguilar


Suite Shek O


Suite Silvermine


Suite Tsing Lung



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Situé en plein coeur de Berlin, l’hôtel Andel’s a nécessité un investissement de 80 millions d’euros. L’établissement regroupe 557 chambres, dont plusieurs conçues spécialement pour les personnes souffrant d’allergies et les personnes handicapées, un centre de conférence pouvant accueillir jusqu’à 3000 personnes, une vaste salle de bal, deux restaurants, un bar et un café ainsi qu’un spa de 550 mètres carrés. L’hôtel dispose même d’un ascenseur capable de transporter un camion. L’ensemble du design est ultramoderne, coloré et très aéré, et la fenestration joue un rôle important dans chacune des pièces, lesquelles offrent une vue magnifique sur la capitale.

www.andelsberlin.com


La fenestration permet d’avoir une vue exceptionnelle sur la ville


La brasserie Oscar’s qui se trouve à l’intérieur de l’hôtel


Le restaurant Delight


Une des salles de réunion du Andel’s Hotel

Sur la photo en tête d’article, la suite junior



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Inauguré le 13 septembre dernier, l’hôtel SEVEN est situé dans le 5e arrondissement de Paris. Chacune des 28 chambres et des 7 suites de luxe est une véritable invitation au rêve et à l’émerveillement et donne aux invités l’impression d’être dans une autre dimension. Que vous soyez dans la chambre « Lévitation absolue », où le lit suspendu semble vouloir vous amener au 7e ciel, ou dans la suite « Alice » qui, avec son design psychédélique, vous transporte tout droit au Pays des merveilles, ou même dans la suite « Marie-Antoinette », qui semble inspirée directement du film de Sofia Coppola, vous serez séduits. La pièce de résistance est sans aucun doute la suite « 007 », une expérience unique pour tout inconditionnel de James Bond qui a un jour rêvé d’être dans la peau du célèbre agent secret. Le décor est digne des années 60, mais toutes les commodités dont vous pouvez rêver en 2010 sont à votre disposition, telles qu’un immense écran plat où vous pouvez regarder tous les films de la saga.

www.sevenhotelparis.com


Chambre Lévitation Absolue


La suite « 007 »

Sur la photo en tête d’article, la suite La Sublime



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Ouvert en décembre 2009, The Strand est un hôtel de luxe de 20 étages situé à quelques pas de l’Empire State Building, à New York. Influencé par le chic et l’élégance des années 30, l’établissement propose 177 chambres modernes de style classique offrant un décor des plus sophistiqués. Le bar lounge situé sur le toit de l’hôtel permet les rencontres entre amis dans une atmosphère de détente et donne une vue magnifique sur le coeur de Manhattan.

www.thestrandnyc.com


Le lobby de l’hôtel


Une des chambres de l’établissement


Le bar lounge situé sur le toit



27 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Ce petit hôtel de charme de 33 chambres offre un clin d’oeil au chic et à
l’élégance de la mode et des arts parisiens. Chaque pièce présente un décor contemporain inspiré mettant l’accent sur le luxe et le souci du détail avec des mises en scène originales qui regroupent des objets inusités. La palette de couleurs varie totalement d’une chambre à l’autre et c’est ce qui fait le charme de cet établissement situé à proximité des Champs-Élysées.

www.jardinsdelavilla.com


Une des chambres de l’hôtel



15 octobre 2010 - Par Sophie Suraniti

Tout un défi que ce projet vert piloté et administré par le groupe Robin, spécialisé depuis plus de 30 ans dans la construction ! Cet hôtel certifié LEED – le premier du genre au Québec – s’inscrit dans un programme d’aménagement commercial et résidentiel appelé « complexe M ». L’hôtel, sous la bannière américaine Holiday Inn Express, s’est construit en neuf mois, mais a demandé deux ans de préparation. Il offre un service complet sans restauration (petit déjeuner seulement) à une clientèle d’affaires et de passage… véritablement écosensible !

La certification LEED, c’est quoi au juste ?

LEED, pour « Leadership in Energy and Environmental Design », est un programme américain de certification écologique lancé en 1998 par le U.S. Green Building Council. Le Canada l’a repris en 2002 en l’adaptant à son contexte climatique et réglementaire. C’est le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDC), un regroupement de professionnels, qui le supervise avec des relais en région. Il y a quatre niveaux de certification : certifié, argent, or ou platine. Le bâtiment « durable » en lice est soumis à
une liste de contrôle et doit cumuler un nombre de points selon plusieurs catégories (gestion de l’eau, énergie et atmosphère, matériaux et ressources, etc.). Après vérification et examen, le CBDC certifie le projet en fonction du total de points obtenus.


Plan d’aménagement paysager de l’hôtel Holiday Inn Express & Suites de Saint-Hyacinte

En quoi le Holiday Inn Express & Suite s de Saint-Hyacinthe est-il un hôtel LEED ?

  • Aménagement écologique du site : Plus de 3 000 tonnes de granulats provenant de la démolition d’un pont ont été récupérés et utilisés pour effectuer les travaux de remblai de l’hôtel. Tous les déchets de l’hôtel sont triés et recyclés, y compris les surplus de déjeuners et la vaisselle biodégradable qui sont compostés à 100 % (un total évalué à 7 tonnes par an). L’architecte paysagiste a de plus sélectionné des plantes extérieures requérant peu d’entretien et peu d’eau.
  • Emplacement et liaison : Des bornes de chargement pour les véhicules électriques et hybrides ont été installées. Pour inciter les employés à prendre les transports publics, l’hôtel et la Municipalité ont revu le trajet d’autobus. Pour ceux qui se déplacent à vélo, un abri a été spécialement aménagé à l’extérieur et une douche est mise à leur disposition.
  • Énergie et atmosphère : Intégration d’un procédé de recyclage de la chaleur des eaux usées pour préchauffer les conduits d’eau chaude (robinetterie en serpentin). Installation de verre énergétique pour la fenestration. Utilisation d’ampoules à DEL partout dans l’hôtel. Un système informatique gère la bâtisse afin de minimiser la consommation
    énergétique, surtout en période de fort achalandage. Chaque chambre est équipée d’un système avec carte magnétique : le client règle ainsi sa propre température et climatisation (lorsque la chambre est vide, le système se met au mode économique). De cette façon, 250 000 kWh par an seront économisés.
  • Gestion de l’eau : Les équipements de salle de bain et cuisinette (robinetterie, toilettes avec système de compresseur à l’intérieur) sont à faible débit : 1 million de litres d’eau sauvegardés par an !
  • Matériaux et ressources : La structure de l’hôtel est en bois (béton recyclé pour les fondations et planchers). Les fournisseurs locaux de produits et matériaux ont été privilégiés (maçonnerie, sable, pierre, panneaux de fibres recyclées dans les ascenseurs, etc.). Le mobilier a été fabriqué dans un rayon de moins de 2 km par la société William Millénaire. Le comptoir des salles de bain, en granit noir, provient du nord du Québec. Pour réduire les îlots de chaleur, l’hôtel est pourvu d’une toiture à membrane élastomère blanche (permet de moins emmagasiner la chaleur).
  • Qualité des environnements intérieurs : Présence de sondes de détection des taux d’humidité et de CO2 dans tout l’hôtel, lequel est entièrement sans fumée. Les chambres sont hypoallergéniques : aucun tapis, ventilation au filtre HEPA avec humidificateur constant, matelas faits de fibres naturelles de bambou et de mousse de soya. Aucun produit chimique pour la piscine qui est munie d’un système de filtration au sel. Tous les produits d’entretien sont biodégradables.


Partie du rez-de-chaussée de l’hôtel Holiday Inn Espress & Suites de Saint-Hyacinte

© Groupe Robin


Loupe 1 : Robinetterie en serpentin


Loupe 2 : Une salle de réunion équipée d’ampoules à DEL


Loupe 3 : Comptoir en granit noir 100 % québécois


Loupe 4 : Panneaux de fibres recyclées dans le hall. Canapés de création québécoise, par Topo Design, fabriqués localement par William Millénaire


Loupe 5 : Matelas de fibres naturelles dans les chambres et aucun tapis


Loupe 6 : Le coin détente, ambiance contemporaine

Les contraintes du projet

Aller chercher une certification LEED n’est pas simple, car le processus peut être long et coûteux. Pour le groupe Robin, le projet s’est déroulé vite et bien grâce à plusieurs facteurs : son expérience, sa relation privilégiée avec ses sous-traitants, les conseils avisés des ingénieurs, la bonne collaboration avec la bannière Holiday Inn et le soutien de la Municipalité – qui a décidé d’accorder un congé de taxes foncières supplémentaire une fois le niveau de certification attribué à l’hôtel. Un hôtel est, en raison de sa nature et de sa fonction, un grand énergivore et gaspilleur. Construire un hôtel vert est donc tout un exercice ! Comme trouver des fournisseurs locaux capables de répondre aux exigences de la certification LEED, chaque élément du projet devant être détaillé et documenté.

Fiche technique
  • Holiday Inn Express & Suites, 1500, rue Johnson Est, Saint-Hyacinthe
    www.hiexpressquebec.com
  • Client : Groupe Robin
  • Entrepreneur général : Les Constructions Robin inc.
  • Architecte : Cimaise-FBA
  • Ingénierie : Teknika HBA
  • Design intérieur : Céline Degré Design
  • Fabrication du mobilier : William Millénaire
  • Nombre de chambres : 94
  • Superficie totale de l’hôtel : 60 000 pi2 (sur 4 étages)
  • Coût total du projet : 10 millions (dont 1 million investi pour la certification LEED)
  • Photos : © Holiday Inn Express & Suites


15 octobre 2010

Avec l’objectif d’augmenter la qualité de l’offre alimentaire sur son campus, l’Université Laval transforme son casse-croûte du pavillon Charles-De Koninck en un premier carrefour alimentaire, pionnier du virage santé en son site. Tous les secteurs sont réaménagés ; l’espace de restauration selon un concept de GENIVAR – discipline des services alimentaires –, et l’aire de consommation par la firme LemayMichaud . Les travaux ont été réalisés à l’intérieur d’aires existantes dont la structure imposait de fortes limites. La salle à manger et les espaces communautaires ont également été agrandis par l’ajout d’un atrium central. Comme vous le verrez dans les pages qui suivent, tous les défis de ce grand projet ont été relevés avec brio…

D’un casse-croûte… à un véritable carrefour alimentaire !

En 2004, l’Université Laval a entrepris une importante réflexion sur la qualité des installations alimentaires sur le campus ainsi que sur l’offre des produits et services présentée à ses clientèles. Elle souhaitait rapprocher, de façon plus élaborée, l’offre alimentaire des clients. Ces travaux ont donné naissance à une planification stratégique dont la mise en place est toujours en cours. En 2010, trois carrefours alimentaires sont maintenant présents sur le campus…

Le choix du pavillon Charles-De Koninck s’est imposé de lui-même pour une première réalisation. Étant le pavillon le plus populeux du campus, il accueille quotidiennement entre 10 000 et 15 000 étudiants, professeurs et employés de soutien. Pour les travaux, il est estimé qu’environ 1 500 personnes s’alimenteront au carrefour quotidiennement entre 7 h et 20 h et qu’un service de traiteur répondra aux besoins divers de la clientèle, particulièrement pour des réceptions se déroulant dans le nouvel et attractif atrium. « Le projet n’était pas simple, ce pavillon n’avait pas été conçu au départ pour recevoir des installations alimentaires et il était primordial que les aménagements importants que l’on désirait réaliser s’autofinancent », explique M. Pierre Boutin, agent de recherche et de planification à l’Université Laval et responsable de la gestion des concessions alimentaires. De plus, une mise en marché mettant les produits nutritifs en valeur et fournissant des informations nutritionnelles judicieuses a été exigée auprès de Sodexo, concessionnaire des lieux, afin de respecter le virage santé pris par l’université Laval.


Agrandissement et aménagement de la cafétéria du pavillon Charles-De Koninck de l’Université Laval

© Service des immeubles, Université Laval


Loupe 1 : L’aire de service du pavillon Charles-De Koninck


Loupe 2 : Les espaces communautaires ont été agrandis par l’ajout d’un atrium central


Loupe 3 : Une passerelle relie l’atrium à l’espace de restauration

Photos : © LemayMichaud

La nouvelle politique alimentaire de l’Université Laval

Le comité des services alimentaires du campus, accompagné de GENIVAR, a parallèlement mis au point le cadre de l’offre alimentaire qu’il souhaite voir présenter dans ce nouveau service. De prime abord, le virage santé entrepris, s’adressant à une clientèle adulte, ne consistait pas à bannir tous les aliments qualifiés de malbouffe, mais visait davantage à augmenter la qualité des aliments offerts en améliorant la variété et l’accessibilité à des aliments nutritifs. Le but était donc de faciliter la sélection d’aliments nutritifs par la clientèle à chacun des points de service.


Plan de l’aire de restauration et de service

© Genivar


Loupe 4 : La cuisine est munie d’équipements à la fine pointe de la technologie


Loupe 5 : L’aire de service comprend une variété de comptoirs disposés en îlots


Loupe 6 : Les îlots et comptoirs sont dénommés en fonction des produits qui y sont offerts

Photos : © Genivar

Du côté production

La cuisine est munie d’équipements à la fine pointe de la technologie permettant de produire des aliments nutritifs d’une grande qualité :

  • four combiné
  • four à pizza
  • marmites
  • plaques à induction
  • four à convection
  • gril panini

Du côté de la distribution

L’aire de service comprend une variété de comptoirs disposés en îlots, dénommés en fonction des différents produits offerts : soupes et salades, sandwicherie, grils, mets du jour et thématiques (dont un repas santé quotidien), mets rapides, viennoiseries, boissons chaudes et froides, ainsi que plusieurs présentoirs réfrigérés de type « Grab’n go ». Différents équipements de cuisson ont été prévus dans les secteurs de la sandwicherie, des mets rapides et des mets thématiques, le tout, pour offrir un service personnalisé à la clientèle. Un comptoir de boissons et de cafés spécialisés est également aménagé entre l’aire de service et la salle à manger, dans un secteur plus convivial comportant des banquettes confortables.

Une nouveauté appréciée : les mets sont présentés dans de la vaisselle de porcelaine, et la vaisselle jetable ne sert qu’à une consommation extérieure au service.

Défis et particularités du projet

Les réaménagements dans des structures existantes ne sont jamais de tout repos. Évidemment, de nombreux impondérables sont venus complexifier cette réalisation. La présence d’amiante et de conduits mécaniques importants, la localisation des travaux dans un demi-sous-sol et l’ajustement de la réalisation à un plafond de 2,5 mètres ne rendaient pas les choses faciles. Il faut noter aussi que le concessionnaire a dû tenir un service alimentaire temporaire durant toute une session scolaire d’automne.

Objectifs du projet de réaménagement

  • Optimiser les espaces et améliorer l’efficacité des opérations du service alimentaire
    avec une préoccupation de développement durable.
  • Doubler la capacité d’accueil du service alimentaire.
  • Créer un premier carrefour alimentaire permettant d’offrir des produits variés et de qualité.
  • Agrandir la salle à manger de façon conviviale tout en permettant différents types d’utilisations.
  • Améliorer les circulations dans l’aire de service et dans la salle à manger.
  • Doter l’agrandissement de la salle à manger d’une flexibilité permettant la tenue de diverses activités.

Source : LemayMichaud


Partie du plan de l’aire de consommation

© Genivar


Loupe 7 : Plusieurs banquettes sont disposées dans les différentes aires de consommation


Loupe 8 : Les teintes de couleurs chaudes et naturelles ont été privilégiées
dans la décoration

Photos : © LemayMichaud

Décor et aménagement des aires de service et de la salle à manger

Les clientèles recherchent des lieux où il fait bon vivre et socialiser en plus de s’y restaurer. Ainsi, les aires de consommation sont aménagées par sections et teintes de couleurs chaudes et naturelles (rouge et jaune). Il y a un coin café avec banquettes, une salle à manger et un atrium multifonctionnel proposant des aires de travail, de consommation et de réception au coeur de la nature. Cet atrium érigé au centre de la cour intérieure propose un environnement favorable à la bonne alimentation et à la détente. De plus, une toiture verte, aménagée au-dessus de celui-ci, permet non seulement de satisfaire aux exigences du développement durable, mais également d’offrir aux utilisateurs une vue imprenable sur un jardin fleuri au centre de la cour.

L’équipe de conception est fière de la réalisation de ce carrefour alimentaire. À la suite des réaménagements effectués, le concessionnaire a vu ses ventes augmenter de 32 % dans ce pavillon. Cette réussite oriente maintenant l’évolution des différents services alimentaires sur le campus.

Fiche technique

  • Cafétéria du pavillon Charles-De Koninck de l’Université Laval, Québec
  • Conception du service alimentaire : GENIVAR
  • Architecte et designer de l’aire de consommation : LemayMichaud Architecte Design
  • Ingénieur : SNC-Lavalin
  • Entrepreneur général : Les constructions Béland et Lapointe
  • Entrepreneur en équipement de cuisine : SML – Groupe acier inoxydable
  • Nombre de sièges dans la salle à manger : 750
  • Nombre de sièges dans l’atrium : 250
  • Superficie de l’aire de restauration : Cuisine = 1 757 pi² ou 163 m²
  • Superficie de l’aire de service : 2 489 pi² ou 231 m²
  • Superficie de l’aire de consommation : 12 421 pi² ou 1 153 m²
  • Investissement total du projet : 2,5 millions $
  • Investissement pour l’équipement du service alimentaire : 425 000 $

Photo en tête d’article : LemayMichaud



15 octobre 2010 - Par Sophie Suraniti

Conserver la thématique new-yorkaise en la transposant cette fois dans un cadre de villégiature urbaine et proposer, en plus des chambres, un volet accueil : tel était le fil « constructeur » du Grand Times Hôtel de Sherbrooke, troisième hôtel du même trio de propriétaires en six ans.

Même si le concept de départ demeure – offrir une ambiance décontractée et zen, dans un décor hyper urbain, où le béton est valorisé façon grand loft new-yorkais –, il évolue ici avec le vaste rez-de-chaussée organisé en espaces lounge, bar et petite restauration ainsi qu’une grande salle de réunion (appelée Centre de conférences Lac des Nations) abondamment fenestrée et pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes. Le nouvel hôtel
bénéficie du réaménagement paysager global du secteur et souhaite devenir, au-delà de la clientèle résidentielle et d’affaires, un véritable lieu de vie sherbrookois. Dix mois auront été nécessaires pour le « sortir » de terre.


Partie du rez-de-chaussée du Grand Times Hôtel de Sherbrooke

© Times hôtel & suites


Loupe 1 : L’espace petit déjeuner avec le grand foyer à gauche


Loupe 2 : L’espace lunch et détente


Loupe 3 : Banquette d’accueil « lumineuse » dans le hall


Loupe 4 : Face à la salle de réunion, l’imposante sculpture de Sergio Furnari

Les éléments communs aux trois hôtels

  • L’inspiration new-yorkaise et certains éléments de la signalétique des étages (éclairages).
  • L’ambiance feutrée et confortable grâce à l’emploi de matières nobles et foncées (bois, pierre).
  • L’exploitation et l’exposition du béton brut autant que possible.
  • Le grand foyer central ovale au gaz naturel (même esprit que le Grand Times Hôtel à Québec).
  • Le mobilier des chambres dessiné pour le premier hôtel par Dumont Designer Conseil.
  • Le système d’éclairage (projecteurs à DEL) au-dessus de la banquette d’accueil dans le hall principal avec des effets de variations de couleurs et d’intensités (même principe qu’au Grand Times Hôtel de Québec).

Ce qui distingue le Grand Times Hôtel de Sherbrooke

  • Le concept d’hôtellerie urbaine est peaufiné : on flirte davantage avec le concept de l’hôtel boutique aux ambiances (lumière, musique) changeantes selon les moments de la journée.
  • Rez-de-chaussée : il diffère d’un hôtel à l’autre. Ici, l’espace cuisinette pour le petit déjeuner est habilement caché lorsque non utilisé derrière de grands panneaux décoratifs (scène de jazz) amovibles fixés sur des rails. Le bar, le cellier et la zone de petite restauration (comptoir à sandwichs et salades) visent, entre autres, la clientèle des bureaux des alentours. La salle Centre de conférences Lac des Nations est très modulable. Elle possède une cuisine/salle de préparation pour les services traiteurs et son entrée/sortie est indépendante.
  • Dans les étages, les codes à barres sur les tapis au sol sont une nouveauté.
  • Dans les chambres : au sol, des jeux de tapis avec des motifs différents. Plus de chambres standards avec des doubles lits pour davantage de flexibilité.
  • Le travail sur l’éclairage extérieur : une vingtaine de projecteurs à DEL changent de couleur. À terme, le soir, les différents accès de l’hôtel seront illuminés par une couleur fixe.
  • L’impressionnante sculpture de l’artiste new-yorkais Sergio Furnari, coup de coeur de l’un des propriétaires. Elle représente des ouvriers en train de faire une pause déjeuner sur une poutre.

Les points forts du projet

  • Sa position géographique, son ouverture sur l’extérieur grâce à la grande fenestration et la terrasse à l’arrière : à la fois en plein coeur du centre-ville de Sherbrooke, au bord du lac des Nations et en pleine nature. Par temps clair, la silhouette du mont Orford se découpe au loin.
  • Le mélange de matériaux hyper urbains et du cadre verdoyant qui s’intègrent et fonctionnent parfaitement.
  • La sensation d’espace que l’on a lorsqu’on pénètre dans le hall de l’hôtel.


Partie du plan du 6e (et dernier) étage du Grand Times Hôtel de Sherbrooke

© Times hôtel & suites


Loupe 5 : Matières brutes et nobles pour les chambres


Loupe 6 : Au plafond du 6e, une toile tendue noire au fini brillant


Une signalétique high tech à chaque étagedu

Les contraintes du projet

Hormis le travail du rez-de-chaussée qui a représenté à lui seul environ 900 heures pour l’équipe de designers – conception et installation d’espaces publics et communs comme les toilettes, le vestiaire, les installations pour les services traiteurs –, le gros défi pour le designer a été de gérer l’ensemble du câblage électrique et des conduites afin de les intégrer dans un espace le plus réduit et le plus discret possible. Ainsi, au dernier étage de l’hôtel, à savoir le niveau « exécutif » (le plus attendu en matière de rendu), le plafond est recouvert d’une toile tendue noire au fini brillant pour donner un effet de réflexion et cacher toute la mécanique. L’autre défi a consisté à exploiter au maximum le béton à l’état brut. Principe non retenu lorsque la dalle présente des défauts ! La situation de la bâtisse en bordure d’un lac a en outre nécessité plus de travail sur la structure. Quant à l’éclairage extérieur du bâtiment, il a dû se plier au règlement municipal selon lequel il faut éclairer en partant du haut vers le bas et non l’inverse pour ne pas gêner l’observatoire du mont Mégantic.

Fiche technique

  • Grand Times Hôtel Sherbrooke, 1, rue Belvédère Sud, Sherbrooke
    www.timeshotel.ca
  • Propriétaires : Jean Audet, Jacques Bélanger et Bruno Roussin
  • Entrepreneur général : Garoy construction inc. (responsable : Louis Côté)
  • Architecte : André Roy
  • Ingénieur mécanique et électricité : Le Groupe Techni-Confort inc. (responsable : Denis Lemieux)
  • Ingénieur en structure : CIME consultant inc. (responsable : Normand Biron)
  • Designer : Dumont Designer Conseil (responsable : Alain Dumont)
  • Nombre de chambres : 120
  • Superficie totale (projetée au sol) de l’hôtel : 1 450 m2 sur 6 niveaux
  • Coût total du projet : 16 millions $
  • Photos : © Grand Times Hôtel


15 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Ouvert depuis juin dernier, le restaurant Calao est le plus récent établissement de la famille Leang, bien connue dans le domaine de la restauration à Québec pour ces trois restaurants : Les Délices d’Angkor, Les Délices de Thaïlande et Les Délices de Pattaya. Le concept du Calao regroupe un mélange de cultures et de thématiques inspirées de la Thaïlande, du Japon, de la Chine et de la Corée. En effet, l’équipe de
DSD Groupe Design, sous la direction du réputé designer d’intérieur Dimitri Smolens, s’est occupée de créer différents espaces bien distincts qui permettent d’offrir une intimité et des ambiances différentes à la clientèle. Les pages qui suivent vous permettront de suivre le cheminement qui a mené à cette réalisation qui représente un investissement total de 2,2 millions de dollars.

L’emplacement du Calao, en plein coeur de l’arrondissement Sainte-Foy, dans le nouveau complexe Jules-Dallaire, était très important pour la famille Leang. « Au départ, le boulevard Laurier était un endroit qui nous intéressait beaucoup pour l’ouverture d’un nouvel établissement ; alors, lorsque Cominar [Fonds de placement immobilier propriétaire et gestionnaire d’immeubles commerciaux au Québec avec qui la famille Leang fait affaire depuis plusieurs années] nous a approchés pour discuter d’un immeuble commercial qui serait construit exactement là où on le souhaitait, on ne pouvait pas refuser », explique Billy Leang, copropriétaire du Calao.

Comme le local qui abrite le restaurant de 210 places est fait tout en longueur, plusieurs détails devaient être considérés dès le début pour rendre l’espace intéressant. « En discutant avec les clients de nos autres restaurants, nous avons constaté que l’intimité était quelque chose d’important pour eux ; donc, dès le début de la conception, nous avons travaillé de près avec M. Smolens et son équipe pour déterminer des espaces particuliers qui permettraient de répondre à cette demande tout en tenant compte des contraintes présentées par la configuration des lieux », poursuit M. Leang. « Nous ne voulions pas nécessairement aller dans le traditionnel, nous cherchions à regrouper différents éléments de la cuisine asiatique dans un même endroit tout en l’adaptant et en l’intégrant dans un concept jeune, urbain et épuré. En appliquant les principes du feng shui, nous avons su harmoniser chaque partie pour créer un tout qui est cohérent. »

Essentiellement, la salle à manger du Calao est divisée selon les cinq éléments essentiels de la culture asiatique : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau. Ainsi, chaque partie présente un décor, une palette de couleurs et un choix de matières différents. L’entrée, qui inclut la partie bar du restaurant avec son cellier vitré de 1 500 bouteilles, remplit deux fonctions ; en quelque sorte, elle a été conçue comme une salle d’attente pour les clients qui souhaitent prendre un verre avant de passer à table et son aménagement moderne tout de blanc et aéré la rend également propice aux rencontres de type 5 à 7. Pour les clients qui souhaitent obtenir plus de discrétion lors de leurs rencontres, un salon privé situé tout près du cellier permet d’accueillir une douzaine de convives, le tout dans un environnement des plus élégants qui, par de nombreuses photographies affichées sur les murs, rend hommage à certaines des personnalités asiatiques les plus marquantes de notre histoire.

Passé l’entrée, les clients ont accès à une série de banquettes surplombées de gigantesques luminaires dont l’intérieur présente des dessins illustrant différentes légendes du peuple asiatique. À proximité de cet espace se trouve le bar à sushis où les clients deviennent observateurs, puisque le comptoir de service qui entoure le chef leur permet de ne rien manquer de l’action. En retrait du bar à sushis, on découvre une autre série de banquettes divisées sous forme de cubicules individuels avec des tables munies de grils intégrés au centre qui permettent aux invités de faire leurs propres grillades. À cet effet, tout a été pensé dans les moindres détails pour assurer le confort des clients, puisque d’immenses hottes de ventilation situées directement au-dessus des tables contribuent à faire évacuer efficacement la vapeur et les odeurs de cuisson.

Pour bien démarquer les espaces, la salle à manger et la cuisine du Calao ont été séparées par un gigantesque mur de pierre de couleur sable où l’on trouve un grand aquarium qui occupe toute la partie centrale de la structure et qui laisse subtilement voir ce qui se passe en cuisine. « À lui seul, le mur avec l’aquarium à bulles d’eau a nécessité toute une préparation », révèle Dimitri Smolens, designer en chef du projet. « Il faut s’assurer que tout fonctionne bien et qu’il n’y a pas de risques de dégradation à long terme. Tout doit être pensé en fonction de la longévité, sinon ça ne vaut pas la peine d’être fait. Le but n’est pas seulement de faire quelque chose de différent des autres, il faut aussi être certains que notre idée soit valide. »


Plan d’une partie de la salle à manger du restaurant Calao

© DSD Groupe Design


Loupe 1 : Salle privée dédiée aux personnalités asiatiques les plus marquantes de notre histoire


Loupe 2 : Une partie du bar qui est situé à l’entrée du restaurant


Loupe 3 : La salle à manger centrale du restaurant où on peut observer des illustrations
présentant différentes légendes du peuple asiatique


Loupe 4 : Le bar à sushis


Loupe 5 : Vue sur une partie de la salle à manger qui se trouve à l’arrière du restaurant Calao


Loupe 6 : Vue sur une partie de la cuisine du restaurant Calao

Pas seulement une question de look

Selon M. Smolens, même si de plus en plus d’importance est accordée à l’image, tout établissement de restauration doit prendre en compte l’ergonomie de son espace pour faciliter la tâche de tout un chacun, tout particulièrement en cuisine. « Malgré le fait que nous avons souvent plus de liberté dans un local neuf, on doit tenir compte des contraintes physiques de l’espace, que ce soit la hauteur des plafonds ou de la fenestration, ou tout simplement la largeur qu’auront les corridors ou les aires de service. Dès le départ, le côté ergonomique doit être étudié de près pour que la séquence de travail se fasse bien », raconte le designer qui a travaillé en collaboration avec les chefs du Calao et les spécialistes en équipement de cuisine Julien inc. pour apporter tous les ajustements et les modifications nécessaires une fois l’aménagement de base de la cuisine terminé.

Le complexe Jules-Dallaire étant un bâtiment LEED, la direction du Calao devait également s’assurer que ses installations répondaient aux normes. « C’est plus facile de s’adapter lorsque c’est un nouvel espace, parce que nous n’avons pas besoin d’apporter de changements pour satisfaire aux exigences LEED. Notre éclairage, notre ventilation et le choix des matériaux utilisés étaient pensés en fonction des normes à respecter, et ce, dès le début du projet », affirme Billy Leang.


Plan d’une partie de la salle à manger située à l’arrière du restaurant Calao
© DSD Groupe Design


Loupe 7 : Les propriétaires du Calao se sont inspirés du concept des grils coréens pour cette partie du restaurant. Quatre cubicules individuels, munis de tables avec grils intégrés, offrent aux clients la possibilité de faire cuire leurs propres grillades et de se retrouver en toute intimité. Histoire de n’incommoder personne, des systèmes d’évacuation d’air ont été installés au-dessus de chacune des tables.


Loupe 8 : La salle à manger située à l’arrière du restaurant Calao


Ce croquis donne une vue d’ensemble de la partie centrale du Calao, de l’entrée du restaurant jusqu’au bar à sushis

© DSD Groupe Design


Chaque surface a été utilisée pour maximiser l’espace et donner vie au restaurant (voir croquis ci-dessus à gauche)


L’aquarium qui occupe toute la partie centrale du mur de pierre nous permet de voir ce qui se passe en cuisine à travers un rideau de bulles (voir croquis ci-dessus à droite)


L’intérieur de la salle à manger centrale présente des illustrations relatant différentes légendes asiatiques. Ces images ne peuvent être vues des clients qu’une fois qu’ils sont assis sur les banquettes.

Fiche technique

  • Calao, Complexe Jules-Dallaire, 2820, boulevard Laurier, 2e étage, Québec
    www.calaorestaurant.com
  • Propriétaires : Famille Leang
  • Design d’intérieur : DSD Groupe Design
  • Superficie totale du restaurant : 7 378 pi²
  • Superficie des aires de service et de la cuisine : 1 909 pi²
  • Nombre de places assises : 210 places
  • Investissement total : 2,2 millions de dollars


15 octobre 2010 - Par Sophie Suraniti

Denis Lefebvre, à la tête de Proaction – compagnie spécialisée dans la gestion des ressources humaines – souhaitait depuis longtemps ouvrir son propre restaurant. Mais pas n’importe lequel. Un endroit qui lui ressemble, patchwork de ses coups de coeur, glanés de-ci de-là. Le résultat ? Un lieu avant-gardiste où design, multimédia et culture québécoise sont à l’honneur.

Même si l’accent porte beaucoup sur le design de l’établissement, l’objectif est également d’offrir une cuisine de qualité dans un quartier – le Village – non réputé sur le plan de la gastronomie. Une cuisine « de chef », ouverte jusqu’à tard afin d’attirer la clientèle des spectacles et celle de la restauration. Grâce à une installation multimédia hyper sophistiquée et à la diffusion de contenus vidéo par la firme montréalaise Moment Factory (conceptrice, entre autres, du bar Revolution Lounge de l’hôtel Mirage à Las Vegas et de l’animation des fontaines de la nouvelle place du Quartier des spectacles), l’expérience client sera sans cesse renouvelée.

En effet, NÜVÜ (prononcez « nouvou ») se présente littéralement comme une toile blanche sur laquelle est projetée une ambiance interactive, visuelle et sonore, chaque soir différente : cinéma, Tokyo, design, danse, New York, (b) eat it et mode. Le jour, c’est donc un resto à « NU » très blanc, très sobre – avec pour seul décor les peintures de l’artiste Dominic Besner – et le soir, place au « VU », les murs se transformant en écrans de projection HD. Une dizaine de mois auront été nécessaires pour mettre à terre l’ancien restaurant et bâtir ce nouvel établissement de 84 places.

Comme beaucoup de triplex typiques du quartier, le local se présente tout en longueur avec, à l’entrée, une palissade en bois décoratif ajourée (USIMM) permettant d’accueillir la clientèle, de gérer les files d’attente et d’isoler sans cloisonner l’entrée du premier espace de restauration. Au centre des deux salles à manger, on trouve le bar, ouvert, avec en rappel la même palissade en bois, fixée au plafond et à la base du bar. Les deux grands murs du local à l’avant et à l’arrière se transforment le soir en écrans de projection HD, le troisième mur du fond ayant été habilement conçu comme un mur de miroir fumé allant du plafond jusqu’au sol, et à l’intérieur duquel se trouvent trois niches accueillant des écrans LCD. Le miroir va donc refléter les images projetées par l’écran lui faisant face, mais aussi intégrer trois autres sources d’images selon le principe d’insertion d’images. Le sous-sol a été entièrement rénové pour l’entreposage sec et frais (frigos supplémentaires). Quant aux bureaux administratifs, ils occupent le dernier étage du triplex – l’unique locataire des lieux ayant souhaité demeurer au centre.


Plan général du NÜVÜ Bistro – Expériences

© Humà design + architecture


Loupe 1 : Chaque soir, une ambiance différente


Loupe 2 : Le jour, les peintures de Dominic Besner


Loupe 3 : Graphisme et design dès l’entrée


Loupe 4 : Même look graphique pour le comptoir du bar


Loupe 5 : Le soir, les murs servent d’écrans de projection


Loupe 6 : L’espace bar a lui aussi été bien pensé

Les points forts du projet

  • L’installation vidéo : 2 grands murs de projection, 1 immense miroir pour créer les ambiances (90 pointes à DEL, 6 projecteurs HD et 4 écrans ACL).
  • Une cuisine pensée par et pour le chef : entièrement refaite pour la rendre la plus fonctionnelle possible, dans un espace réduit. Optimisation des rangements, de l’organisation et de la circulation de la brigade autour des points chaud (îlot central) et froid (comptoir en L pour mise en place, hors d’oeuvre et passe-plat), de la plonge, des microzones de préparation et de finition (pâtisserie, viande, poisson). Entretien facilité grâce au sol pentu en résine, à l’équipement mis sur roulettes, au système d’évacuation
    des eaux plus large (« à l’européenne ») et à l’installation de plaques alimentaires plastifiées collées à même le mur (à la place de la céramique).
  • Une optimisation du bar en matière d’ergonomie et d’équipement : installation de deux stations complètes de travail de façon à ce que les deux mixologues puissent travailler simultanément derrière le bar sans se gêner.
  • Un système d’éclairage et de son sophistiqué dont une cabine pour le DJ (DJ Booth).
  • Une ouverture de la façade sur la voie publique (baie vitrée avec prévision de terrasse).


Pland de la cuisine du NÜVÜ Bistro – Expériences

© Félisol


Loupe 7 : Rangements optimisés pour la petite cuisine


Loupe 8 : Équipement sur roulettes pour faciliter l’entretien


Loupe 9 : Le passe-plat en L côté restaurant


Loupe 10 : Le passe-plat en L côté cuisine

Les aléas du projet

Même si le propriétaire a su s’entourer de partenaires de renom et que le choix sur le design s’est fait rapidement, la découverte de bris et de divers éléments finalement non réutilisables au fur et à mesure de l’avancement des travaux a exigé de refaire tout à neuf. Remettre à niveau les planchers et les plafonds, avec pour conséquence la perte d’espace en hauteur, mais aussi rééquiper complètement la cuisine (pour un coût de 100 000 $), les anciens éléments s’avérant irrécupérables. Au final, les rénovations ont engendré un coût supplémentaire de 70 000 $ pour la remise aux normes d’une bâtisse en location datant des années 20.

Fiche technique

  • NÜVÜ Bistro Expériences, 1336, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
    www.bistronuvu.com
  • Propriétaire : Denis Lefebvre (et une quarantaine d’actionnaires)
  • Architecture, design et ingénierie : Humà design + architecture
  • Création des environnements multimédias : Moment Factory
  • Peintures : Dominic Besner
  • Création des uniformes des serveurs : Philippe Dubuc
  • Design de la cuisine : Bernard L’Hôte, chef exécutif, et Félisol
  • Investissement global : 1,2 million $
  • Superficie totale du restaurant : 2 000 pi², y compris la cuisine
  • Nombre de places assises : 84

Photos : NÜVÜ et Revue HRI



15 octobre 2010 - Par Ginette Poulin

Près d’un million de dollars et deux mois de travail intensif auront été nécessaires pour réaliser l’agrandissement de la microbrasserie La Voie Maltée de Jonquière. En activité depuis 2002, l’établissement a su se bâtir une clientèle fidèle avec les années, et la demande pour ses bières artisanales étant de plus en plus forte, les propriétaires n’avaient d’autre choix que d’agrandir la microbrasserie pour augmenter sa capacité de production. Les pages qui suivent montrent les étapes qui ont mené à la réalisation de ce projet.

L’établissement de la rue Saint-Dominique ne doit pas être confondu avec celui de Chicoutimi, bien que les deux pubs appartiennent aux mêmes propriétaires et offrent la même sélection de bières ; le menu et le design des deux endroits sont totalement différents. Ce contraste était recherché dès le départ par les propriétaires, et ce, dans le but de bien démarquer chaque espace.

En collaboration avec le designer Patrice Tremblay, le président et copropriétaire des deux Voie Maltée, Daniel Giguère, s’est inspiré de ses voyages en Europe pour recréer l’ambiance chaleureuse et conviviale des pubs irlandais, tout en incorporant le look classique des pubs anglais, mais sans le côté austère. « Nous voulions créer un espace intemporel qui saurait répondre à nos attentes et à celles de notre clientèle. Notre établissement peut accueillir 169 personnes à l’intérieur [et 100 personnes de plus sur la terrasse] et on veut que ces gens-là se sentent à l’aise lorsqu’ils viennent chez nous. Il fallait donc essayer de voir comment on pouvait améliorer l’espace sans que cela nuise à personne », explique M. Giguère.


Plan virtuel du bar de La Voie Maltée de Jonquière

© Patrice Tremblay Designer


Loupe 1 : Le bar de La Voie Maltée de Jonquière une fois terminé


Plan de la salle à manger, du bar et de la section terrasse qui se trouvent au rez-de-chaussée de La Voie Maltée de Jonquière

© Éric Painchaud Architecte


Loupe 2 : Partie de la salle à manger de La Voie Maltée de Jonquière


Loupe 3 : Vue sur une partie de la nouvelle terrasse qui a été ajoutée lors des travaux

Pour Patrice Tremblay, le défi était de réussir à créer quelque chose d’unique sans être trop différent. « Au départ, le commerce fonctionnait déjà très bien. Le but n’était pas de changer l’apparence générale du local pour attirer plus de clientèle, puisque la rénovation servait principalement à augmenter la capacité de production de l’entreprise. On voulait tout simplement améliorer le look en modifiant quelques éléments. Bien que les clients soient ouverts aux changements, avec les années, les habitués de la maison se sont attachés aux lieux et craignent parfois de ne plus reconnaître l’espace ou de ne plus s’y sentir à leur place. C’est pourquoi, dans l’élaboration du concept, nous avons essayé de maintenir la disposition de certaines des composantes principales, telles que le bar et les planchers en élévation. Nous avons aussi beaucoup travaillé sur le fini des surfaces et sur les particularités apportées par les différentes teintures et patines que nous avons appliquées aux surfaces », souligne M. Tremblay.

Le bois est une partie intégrante du nouveau décor. Que ce soient les poutres qui sont attachées au plafond de style victorien ou les bas de murs de l’aire de consommation ou les murs de séparation des cabinets de toilette qui sont faits de lambris, tout a été pensé pour créer une nouvelle dynamique par l’ajout de textures, de finis et de couleurs qui viennent rehausser la pièce principale. « Dans un concept d’aménagement intérieur, le principe est le même : on ne doit pas être en mesure de mettre le doigt sur un seul élément qui définit l’espace pour ce qu’il est, raconte le designer, on doit pouvoir dire que c’est beau ou qu’on se sent bien et qu’on a le goût d’y revenir, mais on ne doit pas savoir pourquoi, parce que le design, ce n’est pas qu’un seul élément, c’est un ensemble de choses. »


Plan virtuel de la salle à manger de La Voie Maltée de Jonquière

© Patrice Tremblay Designer


Loupe 4 : Partie surélevée de la salle à manger

Une rénovation qui fait toute la différence

Daniel Giguère estime que, en plus d’améliorer la configuration de la microbrasserie et de rafraîchir le concept après huit années d’existence, l’agrandissement de La Voie Maltée de Jonquière contribuera à mieux répondre à la demande, non seulement de sa clientèle locale, mais également des restaurateurs de Québec et de Montréal qui veulent se procurer l’une ou l’autre des bières artisanales de l’entreprise. « La superficie de notre microbrasserie était de 3 000 pieds carrés. Avec la nouvelle annexe que nous venons de construire, nous avons maintenant 3 000 pieds carrés de plus, ce qui nous donne désormais l’espace nécessaire pour rendre la cuisine et l’aire de brassage plus fonctionnelles pour nos employés, tout en nous permettant de tripler notre production de bière, passant ainsi de 1 000 à 3 000 hectolitres. C’est un changement plus que positif pour notre entreprise », conclut-il.


Plan de la cuisine et de la microbrasserie qui sont situées dans la partie arrière de La Voie Maltée de Jonquière

© Éric Painchaud Architecte


Loupe 5 : Vue sur une partie de la cuisine


Loupe 6 : Une section de la microbrasserie


Loupe 7 : Une autre partie de la microbrasserie de La Voie Maltée de Jonquière

Fiche technique

  • La Voie Maltée, 2509, Saint-Dominique, Jonquière
    www.lavoiemaltee.com
  • Propriétaire : Daniel Giguère
  • Architecte : Éric Painchaud Architecte
  • Équipements pour la cuisine, l’aire de production et le bar : L’atelier du chef, une division d’Équipements Mauvalin Inc.
  • Design d’intérieur : Patrice Tremblay Designer
  • Investissement global : 1 million de dollars
  • Superficie totale de l’établissement : 6 000 pi²
  • Nombre de places assises : 169 à l’intérieur et 100 de plus sur la terrasse


15 octobre 2010

Par leur beauté, leur qualité et leur originalité, vos accessoires, votre décoration, votre mobilier et les uniformes que portent vos employés font en sorte que vous ne passez pas inaperçu. Plus encore s’ils sont l’oeuvre de designers québécois ! Ceux-ci rivalisent d’imagination et de talent pour égayer votre table, pour créer une ambiance particulière, pour donner un style unique à une pièce ou encore pour habiller votre personnel avec raffinement. Votre magazine Hôtels, Restaurants & Institutions vous présente quelques trouvailles de designers québécois qui, si vous le désirez, se feront un plaisir de vous concevoir des objets sur mesure, selon vos goûts et vos besoins.

Fauteuil et canapé confortables et design

La collection XYZ du designer industriel Charles Godbout, de Topo Design, convient tout particulièrement aux halls d’hôtel. Cette collection de sièges rembourrés a été montée sur une plateforme modulaire en aluminium. Elle conjugue parfaitement confort et design, puisque le traversin contrasté, inséré entre l’assise et le dossier, fait office de support lombaire (www.topodesign.ca).

Photo : Topo Design

Révolution côté tapis

Couper Croiser se spécialise en design de tapis et se démarque résolument en rafraîchissant l’image que l’on se fait du tapis. Elle propose des tapis modulaires composés de plusieurs pièces et offrant une multitude de configurations, mais également des paillassons résistants et faciles d’entretien et des tapis coupés, ces deux derniers étant ornés de motifs créés par des vides dans la matière (www.coupercroiser.com).

Photo : Couper Croiser

Élégance toute contemporaine

Créé par la designer Maryse Ménard, ce support à bouteille de vin Arche en acier inoxydable est fabriqué par Inox design. Son style épuré et contemporain est idéal pour mettre en valeur la bouteille de vin et, sans la bouteille, il demeure un objet fort élégant. Ce porte-bouteille peut facilement être gravé du nom du restaurant (maryse.menard@
videotron.ca
, www.inoxdesign.ca).

Photo : Maryse Ménard

Le béton : design et raffinement

Le fauteuil et le pouf en bois et en béton de la designer Claudia Croteau, de M3béton, ont été primés ce printemps au Salon international du design d’intérieur de Montréal. Très facile d’entretien, ce mobilier met en valeur deux matériaux très tendance. Il convient pour l’intérieur comme pour l’extérieur et son poids est idéal pour qu’il reste en place, mais demeure facile à déplacer (m3beton.ca).

Photo : M3béton

Élégance pour tous

Marie-Lou Évolution propose une collection de vêtements destinée au personnel d’entretien, trop souvent oublié. Cette collection entièrement conçue et confectionnée au Québec est offerte dans des couleurs et des modèles variés et attrayants et peut même être personnalisée selon les besoins du client. Marie-Lou Évolution se distingue par son service très personnalisé auprès des hôteliers (1 800 499-5829, poste 207).

Photo : Marie-Lou Évolution

Simple et bien pensée

Le designer Ivan Brousseau a créé cette planche à découper en merisier étuvé, lequel offre une belle couleur foncée sans teinture et est non toxique. Sur le côté, un angle facilite la manipulation de la planche. Celle-ci peut être dotée d’une petite plaque d’acier inoxydable pouvant être percée pour la suspendre, et l’on peut y graver le nom du restaurant. Notez qu’il s’agit d’un prototype (ibrousseau@ videotron.ca).

Photo : Ivan Brousseau

Inspiration japonaise

Cet élégant service à thé de porcelaine affiche un style zen aux accents japonais. De la collection Orient Express, la série Origami est une création du designer Jean-Claude Poitras. Ornés d’un motif japonais, la théière, le bol de présentation et les coupelles à tapas – lesquelles pourraient également servir de bols à dégustation pour le thé – présentent des lignes épurées (www.jeanclaudepoitras.com).

Photo : Jean-Claude Poitras

Un foyer portatif !

Le foyer décoratif à l’éthanol du designer Ivan Brousseau est transportable et s’utilise autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est stable, sécuritaire et robuste grâce aux matériaux qui le composent, à sa forme (conique ou rectangulaire) et à sa base (acier inoxydable ou aluminium). À l’étape de prototype (en attente d’homologation), ce foyer aux lignes contemporaines saura créer une ambiance intime et chaleureuse à souhait (ibrousseau@videotron.ca).

Photo : Ivan Brousseau

À votre santé… au carré !

Ces verres pour vins et spiritueux voleront la vedette grâce à la forme surprenante de leur pied : carrée ! Grâce à cette caractéristique, la collection de verres Ravioli, de Charles Godbout, peut rehausser les arrangements de table, l’étalage en magasin et, bien sûr, les présentations à l’occasion d’activités spéciales (www.topodesign.ca).

Photo : Topo Design

Une invitation à la détente !

Signée Twist Production, la Siesta est une chaise longue aux lignes élégantes et épurées qui s’intègre harmonieusement aux aménagements extérieurs. Elle est faite de résine recyclable et résiste aux chocs et aux intempéries. Alliant confort et détente, elle est légère et empilable et s’utilise été comme hiver. Elle est offerte en blanc, pomme verte, marron et bleu océan (www.twistproduction.com).

Photo : Twist Production

L’art de réinventer… en mieux !

Ce plateau de service signé Maryse Ménard illustre parfaitement la complicité possible entre un restaurateur et un designer… et le résultat qui peut en découler ! Le Commensal avait demandé à la designer de réinventer son plateau de service selon ses besoins. Résultat ? Un plateau très design, répondant aux exigences élevées de la restauration et multipliant les qualités : empilable, ambidextre, insertions de butoirs en silicone empêchant son contenu de glisser, poignées intégrées, etc. (maryse.menard@videotron.ca).

Photo : Maryse Ménard

Un air festif pour les gourmets

Le designer Jean-Claude Poitras célèbre les plaisirs de la table au quotidien avec cette collection de porcelaine intitulée Vagues, dans la série Vie d’artiste 1. Ce service comprend une assiette à dessert ou à entrée, une tasse et un minibol à condiment. Il affiche des courbes sensuelles et un rose gourmand (www.jeanclaudepoitras.com).

Photo : Jean-Claude Poitras



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