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13 juillet 2009 - Par Robert Dion

Il n’y a pas une journée où je parle à un restaurateur, un hôtelier ou tout autre exploitant des services alimentaires sans qu’on ne me raconte des problèmes de recrutement. Évidemment, nous ne sommes pas la seule industrie à connaître ce type de difficultés, mais lorsque vous cherchez un soudeur à 19 $ de l’heure, vous avez probablement plus de candidatures que si vous cherchez un plongeur au salaire minimum. En effet, qui veut terminer sa journée de travail en dernier, travailler tous les jeudis, vendredis et samedis soirs, les deux mains dans l’eau ?

Quoi faire ? Je vous le demande puisque personne n’a encore réussi à me donner une réponse à cette question, ou du moins à me donner une solution complètement légale. Évidemment, un poste de « vice-président à l’entretien des accessoires de plaisir au service à la clientèle », avec la mention « salaire à discuter » vous amènera plus de candidatures. Toutefois, il n’en demeure pas moins que le candidat sélectionné pourrait vous laisser tomber après une semaine ou même une journée. Retour à la case départ. Vous devrez recommencer le processus.

Le personnel de cuisine ou de salle n’est pas plus fidèle, car lui aussi fait bien
ce qu’il veut. Comme l’avaient prédit plusieurs experts en ressources humaines dans les dernières années, aujourd’hui, c’est comme si les entrevues étaient faites par les employés au lieu des patrons. Ce sont les travailleurs qui fixent les conditions et les salaires. Et même si ça ne se passe pas de cette façon, souvent ils ne se présentent même pas le lendemain
au travail. Je vous entends d’ici rire ou même blasphémer tellement ça représente votre situation, mais sachez que c’est monnaie courante partout au Québec et ailleurs. Vis-à-vis cette situation, je vous demande : « Comment faites-vous ? »

L’industrie, malgré la reconnaissance promise vis-à-vis l’emploi, traverse une
crise. Est-ce la faute des employés ou des employeurs ? Question de génération ou de conditions ? Il est grand temps que tous se parlent pour faire consensus afin que notre industrie, génératrice de tant de revenus et d’emplois, puisse réagir et s’adapter aux conditions qui prévalent. Soyez à l’affût !



13 juillet 2009

Revue de l’économie et prévisions

Que nous réserve l’économie acutelle ?

  • Prévisions de la CRFA sur cinq ans pour l’industrie des services alimentaires
  • Top 10 des aliments et boissons dans les menus de restaurants

Pour obtenir le dossier complet, contactez-nous au 418 688-5777 ou à abon@hrimag.com



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