par Christine Blouin
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Le nouveau look de Commensal risque de créer toute une commotion à ses habitués ! Avec un décor résolument moderne aux lignes épurées, signé Lemay-Michaud, ainsi qu’une nouvelle image de marque, la bannière Commensal veut mettre toutes les chances de son côté pour atteindre son objectif qui est de devenir le leader de l’alimentation santé au Québec. Le 1er avril dernier, les dirigeants de la chaîne ont profité de l’ouverture de la nouvelle succursale de Boisbriand, située sur le site de l’ancienne usine GM, pour présenter les détails de leur plan de marketing.
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Achetée fin 2006 par la chaîne Pacini, Commensal a passé par une évaluation de ses forces et faiblesses. « On s’est demandé ce qu’il fallait faire pour donner une nouvelle vie à quelque chose qui est tendance plus que jamais. Je me suis dit que je devrais être aussi innovateur que les premiers qui ont ouvert le Commensal il y a 30 ans », a lancé Pierre Marc Tremblay, président de Commensal. C’est ainsi qu’il a été déterminé que ce qu’on devait travailler, c’était l’image et non le produit.
Cette constatation a notamment conduit à un peaufinage du service à la clientèle de la chaîne. « Avant, on était souvent accueilli par le dos d’une caissière », a illustré Christian Champagne, vice-président exécutif de Commensal. C’est maintenant chose du passé à la succursale de Boisbriand, comme les journalistes invités au lancement ont pu le constater.
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Les clients étaient accueillis par la franchisée Nancy Girard, qui affichait un grand sourire tout en lançant un jovial « Bonjour, est-ce que c’est votre première visite au Commensal ? », suivi des explications sur le fonctionnement du restaurant, qui continue à exploiter la formule libre-service.
Parmi les nouveautés, une tour à eau permet aux clients de se servir eux-mêmes un verre d’eau plate ou gazeuse, et ce, tout à fait gratuitement. Gratuitement ? Oui, il s’agit de l’eau de l’aqueduc filtrée sur place, nous a expliqué Christian Champagne. L’eau gazeuse est aussi gazéifiée sur place, mais n’est pas une eau minérale. Pour les clients qui le désirent, l’eau embouteillée est quand même offerte.
Comme autres nouveautés notables, on trouve aussi un bar à vin, qui offre quelques choix biologiques, ainsi qu’une nouvelle signalisation dans l’espace libre-service, en plus de la modification du parcours entre les différents îlots afin que le client s’y retrouve mieux.
Par ailleurs, le développement durable a aussi été une préoccupation des concepteurs du nouvel environnement. En plus de l’ajout des distributeurs à eau, on a notamment retiré les napperons des plateaux et fourni aux clients des contenants compostables pour y mettre les mets pour emporter. On a également choisi des toilettes à réservoir plus petit, en plus de s’assurer que les équipements des cuisines étaient le moins énergivores possibles.
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Commensal a trouvé d’audacieuses astuces pour limiter les désagréments parfois subis par les clients des restaurants de type libre-service. On conviendra que d’être obligé de garder sur soi ses objets de valeur lorsqu’on va remplir son assiette peut être assez désagréable. L’équipe de Commensal a ainsi décidé de mettre, sur une partie des sièges du restaurant, un sac de sûreté qui permet de garder sous clé les portables et sacs à main encombrants. « Si quelqu’un veut voler le sac, il devra partir avec la chaise », a indiqué Christian Champagne.
De plus, les dirigeants de Commensal ont fait faire sur mesure, par la designer Maryse Ménard, des plateaux qui sont revêtus d’une substance antidérapante et qui sont formés de façon à bien tenir assiettes, verres et ustensiles.
Enfin, pour les clients qui auraient peur de se faire voler leur table pendant qu’ils remplissent leur assiette, Commensal fournit des jetons pour indiquer que la place est prise.
Répondant à la demande croissante pour les plats préparés, les restaurants offrent des comptoirs de ventes de produits Commensal. « Il y a même une caisse spéciale pour les mets pour emporter, pour qu’on n’ait pas à attendre après ceux qui paient leur assiette », a indiqué Nancy Girard, franchisée du nouveau restaurant de Boisbriand.
Pierre Marc tremblay a aussi glissé quelques mots au sujet d’un concept de comptoir de prêt à manger en portions individuelles qui devraient être implantés dès cet automne. Ces comptoirs se trouveraient dans les services alimentaires institutionnels tels que les écoles et hôpitaux et permettrait par exemple aux travailleurs de se procurer des mets qu’ils pourraient faire chauffer eux-mêmes au four à micro-ondes.
Questionné à savoir si Commensal projetait éventuellement d’offrir des mets non végétariens, comme par exemple du poisson, Pierre Marc Tremblay a insisté sur la volonté de la chaîne de continuer à exploiter sa spécialité : « On ne veut pas être tout pour tout le monde. On va laisser le poisson à ceux qui font du poisson. » M. Tremblay a également fait remarquer que 98 % de la clientèle de Commensal n’était pas végétarienne.
Le président de l’entreprise a mentionné que d’ici trois ans, on devrait trouver une quinzaine de bannières Commensal dans tout le Québec. Le premier établissement existant qui sera converti au nouveau concept est celui de la rue Saint-Jean, à Québec.