La Revue HRI : HOTELS, RESTAURANTS et INSTITUTIONS

14 septembre 2007 - Québec (province) - Nutrition - Lois, règlements et permis

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

par Elise St-Hilaire

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, accompagné de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, Michelle Courchesne, et du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, a présenté ce matin la politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif en milieu scolaire.

Il s’agit d’une série de mesures encourageant les élèves des écoles à adopter une saine alimentation et à faire de l’activité physique. En ce qui concerne les cafétérias des institutions scolaires, le gouvernement a décidé de frapper fort. Dès janvier 2008, panure frite, pommes de terre frites, boissons gazeuses, aliments dont le premier ingrédient est le sucre et autres collations sucrées seront bannis des menus des étudiants. On demandera aux cafétérias de privilégier certaines actions :

- Offrir des repas composés d’aliments des quatre groupes du Guide alimentaire canadien

- Composer une assiette principale comprenant au moins un légume d’accompagnement

- Faire place à une variété de fruits et de légumes

- Faire place à une variété de jus de fruits purs à 100 %, de jus de légumes, en plus du lait et de l’eau

- Privilégier les produits céréaliers à grains entiers

- Offir des desserts et des collations à base de fruits, de produits laitiers et de produits céréaliers à grains entiers, et éviter ceux qui sont riches en matières grasses et en sucre

- Diminuer le contenu en gras de la viande

- Privilégier les types de cuisson n’utilisant pas ou très peu de matières grasses, c’est-à-dire à la vapeur, au four, braisé, poché, grillé ou rôti

- Éviter les produits contenant des gras saturés ou hydrogénés (gras trans)

Plus d’une quarantaine de mesures en tout sont proposées. « Je peux vous assurer que nous allons soutenir adéquatement les commissions scolaires et les parents dans cette démarche. Le virage santé doit être un succès. Ce sont la santé et l’avenir de nos jeunes qui est en jeu », a commenté Mme Courchesne.

Un soutien financier de 11 millions de dollars permettra d’élaborer ou de mettre à jour des politiques locales, de faire l’achat d’équipement et d’aménager des cours d’écoles. Cette somme s’ajoute au renouvellement du montant de 5 millions de dollars du programme Écoles en forme et en santé.

La mise en oeuvre de la politique-cadre débute dès maintenant. Les commissions scolaires devront être en mesure d’ici novembre 2007 de mettre en place leur propre politique.

M. Charest a également demandé aux municipalités de se pencher sur des réglementations de zonage visant à empêcher l’implantation d’établissements de restauration rapide à proximité des écoles. Le but recherché de cette réglementation n’est évidemment pas d’inciter les jeunes à quitter leur établissement scolaire pour consommer leur hamburger bien gras dans les restaurants du voisinage. On vise plutôt à l’adoption de saines habitudes de vie chez les jeunes.

Accès au texte complet de la politique-cadre


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6 commentaires

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

je crois que il était temps que les choses changent.Ce n’est pas tous les parents qui prennent soin de ce que leurs enfants mangent à l école.Pour le bien et la santé de beaucoup de jeunnes cette nouvelles méthode les aidera à passer une journée concentrée à l’école.

27 novembre 2008, par karine tremblay

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

Belle initiative mais ne croyez vous pas que les jeunes vont se dire "oh du tofu et des légumes, ont arrete de manger dla mallboufe". Quelques jeunes vont probablement arrèter mais d’autre irons dans les fasts food des allentours des écoles. Environ 75% du voisinage des écoles au Québec se compose de Fast-food

Pour mon point de vu d’adolescent, sa serait mieu de nous sensiblisé et nous expliquer les bienfaits de l’interdiction du fast-food avant de bannir. Le jeune ado mal informé se précipitera sur un fast-food dès qu’il arrivera chez lui le soir et les problèmes d’embonpoint de diminuront pas.

Merci de bien tenir compte de mon message

Felix

6 octobre 2007, par Felix

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

Bravo, il était temps, c’est une très belle initiative, en autant qu’elle sera appliquée et suivie. Il serait préférable que les étudiants apportent leur diner fait maison : ce qui impliquerait la famille. Dans un deuxième volet, il faut impliquer les producteurs, quitte à favoriser les producteurs locaux et/ou artisanaux, à produire des produits de meilleurs qualités, i.e. complet, produit le plus naturellement possible pour que tout les composants soient dans les aliments, entr’autre comme les oeufs, les poissons d’élevage, qui n’ont plus d’omega3 et de pigments naturel.

26 septembre 2007, par Dr JMV

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

Je suis daccord avec Pierre c’est pas en enlevant la malbouffe dans les école que nous allons manger sainement.Premièrement si un élève ne veut pas manger ce qu ’il y aura au menu de la cafétéria il ira ailleur.Ils ne pourront pas changer la décision des élèves c’est eux qui ont le dernier mot.

25 septembre 2007, par vero

Le gouvernement du Québec s’attaque à la malbouffe dans les écoles

Diminuer, évitez ,réduire,,,, Quand allons-nous passer à l’ action et agir concrètement ! Tout ça ne sont que des belles paroles. Proscrire

au lieu de réduire,diminuer ou éviter... Voilà la solution !!! Émilie

17 septembre 2007, par émilie

On aura tout vu

C’est pas en règlementant la bouffe que le gouvernement va apprendre aux enfants à faire des choix éclairés. Ça ne leur apprendra pas plus à faire la différence entre des bons et des mauvais aliments. Une fois sortis de l’école, ils pourront bien s’empifrer avec ce qu’ils veulent. D’ailleurs l’attrait de ce qui est interdit est souvent plus fort.

Comme dans n’importe quoi, l’excès peut avoir des conséquences néfastes. Manger de la friture une fois par mois, c’est pas ça qui va rendre quelqu’un obèse. Mais là plus de friture pan toute, c’est un peu extrême. C’est quoi, les cafétérias vont jeter leurs friteuses ? Imaginez ceux qui viennent juste d’en acheter. Ils doivent être en beau fusil !

Pierre B.

14 septembre 2007

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