Val-d’Or : Témoignages et sourires pour contrer la pénurie

17 mars 2017 - Par Pierre-Alain Belpaire

Léa, le concentré d’énergie. Jean-François, le grand timide. Francis, le livreur-bâtisseur. Des visages. Des prénoms. Des récits. Et une opération rondement menée et diablement efficace.

Depuis une dizaine de jours, la rôtisserie St-Hubert Val-d’Or s’est lancée dans une campagne originale : présenter huit employés actuels et huit « anciens » au travers de vidéos publiées sur le Web et au cinéma du coin, d’affiches posées dans l’établissement et d’un imposant panneau installé au centre-ville. Ces sourires et témoignages très personnels doivent permettre d’aborder le délicat dossier de la pénurie de main-d’œuvre. « C’est toujours la même histoire, malheureusement : quand les mines se portent mieux, nos affaires vont bien, certes, mais recruter devient une mission quasi-impossible, confie Annie Gauthier, responsable de la franchise abitibienne. On a surtout de la misère à aller chercher des temps pleins. À cause des mines, le salaire moyen est très élevé dans notre région. Ça nous met dans une position délicate… »

Annie Gauthier estime que pour parvenir à « stabiliser » ses effectifs, il lui faudrait recruter prochainement une quinzaine d’employés. Un objectif élevé dans cette région au taux de chômage relativement bas (6,3 % en janvier dernier). « La pénurie de main-d’œuvre est sur toutes les lèvres. La Chambre de commerce, les élus locaux, les communautés autochtones, tout le monde étudie le dossier et tente de trouver des solutions, glisse la franchisée. J’ai donc décidé de me battre aussi, avec mes propres armes : mon équipe. »

Fin 2016, les responsables de la rôtisserie de Val-d’Or décident donc de plancher sur une campagne de promotion, humaine et positive, avec l’aide de la firme CC.Consultants et de la société de production Adama. « Deux entreprises locales !, souffle fièrement Annie Gauthier. On a fait un brainstorming, quelques réunions et ils ont rapidement compris ce que j’avais en tête. » Plus compliquée sera la sélection des (ex-)employés figurant dans la campagne. « Tout le monde voulait embarquer dans le projet. On aurait pu facilement faire 50 portraits ! Mais il a fallu faire un choix et se limiter. Pour l’instant du moins… »

Ce sont donc 16 personnes, gestionnaire ou caissier, mère de famille ou jeune étudiante, qui ont confié, face à la caméra, les raisons de leur attachement au St-Hubert Val-d’Or. « Ils ont tellement parlé qu’on a dû faire un sacré montage, sourit l’heureuse patronne. Mais on a gardé l’intégralité de leurs entrevues et on les diffusera prochainement sur un écran placé à l’entrée du restaurant. »

S’il est évidemment trop tôt pour savoir si la campagne permettra de rameuter de nouveaux candidats et futurs employés, elle aura au moins eu l’avantage d’alimenter le débat. Et de provoquer de nombreuses (et enjouées) réactions. « Les critiques sont extrêmement positives », se réjouit Annie Gauthier. La direction de St-Hubert a, elle aussi, été séduite par le dynamisme du projet et le message transmis. « Le président, Richard Scofield, m’a même envoyé un sympathique message pour nous féliciter. Les dirigeants du groupe nous connaissent bien. Notre rôtisserie a remporté à plusieurs reprises le Programme Excellence, qui distingue les meilleurs acteurs du réseau. Et ils savent que je ne fais jamais les choses à moitié. Pourtant, je crois que nous les avons, une nouvelle fois, pas mal impressionnés... »

(Crédit photo et vidéo : St-Hubert Val-d’Or)

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