Piercing refusé à un cuisinier : La fin d’une longue saga judiciaire

En avril 2012, la compagnie Aliments Olympus, propriétaire de restaurants PFK situés dans la région de Québec, émettait un avis disciplinaire à l’encontre d’un de ses cuisiniers. Au motif que sa réglementation interdit tout port de bijoux, Aliments Olympus refusait qu’André Bernard garde son piercing à l’arcade sourcilière. Le cuisinier avait fait remarquer que le piercing étant permanent, il ne pouvait être enlevé que par un spécialiste, « qu’il le portait depuis plusieurs années et avait pris l’habitude de le couvrir d’un diachylon ».

La bataille juridique était lancée.

En 2015, le Tribunal administratif du travail statuait que « le Règlement sur les aliments ne pose pas de restriction au droit du plaignant de porter [un] piercing fixe », puisqu’il n’y a « pas de risque que [le] piercing [fixe] affecte la salubrité des aliments ». Dans un jugement rendu voici quelques jours, la Cour d’appel a confirmé cette décision et ainsi donné gain de cause au Syndicat des Métallos.

« Cela pourrait bien être le dénouement d’une longue saga judiciaire, a réagi, dans un communiqué, le représentant syndical des Métallos, Pascal Loignon. Nous sommes heureux de cette décision qui s’appuie sur le bon sens. Cela clarifie les choses non seulement pour André Bernard, mais aussi pour d’autres travailleurs du secteur de la restauration qui pourraient se trouver dans une situation similaire. »

La section 9400 du Syndicat des Métallos a « réussi à établir un nouvel élément de jurisprudence », s’est félicité Guy Gendron, président de cette section représentant plus de 4 000 travailleurs du secteur des HRI au Québec.

(Photo prétexte. Crédit : pixabay)

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Pour consulter ce communiqué sur le site Internet des Métallos :
https://www.metallos.org/actualites-et-medias/actualites/un-cuisinier-pourra-conserver-son-piercing-permanent/
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