Gin BeOrigin : Les doux remèdes du Dr Sergerie

7 novembre 2017 - Par Pierre-Alain Belpaire

Le gin BeOrigin débarquera sur les tablettes de la SAQ d’ici quelques jours, principalement dans les succursales Sélection de la région de Québec. Si la sortie de ce produit a fait couler autant d’encre et intéressé nombre de médias « grand public », c’est notamment à cause du profil, pour le moins atypique, du fondateur de la distillerie Vice & Vertu, Franck Sergerie. L’homme est en effet ... radiologiste à l’Hôtel-Dieu de Lévis. « Ça me fait des semaines bien remplies, glisse-t-il, hilare. Durant trois jours, je suis radiologiste ; les quatre autres, j’enfile mes habits de distillateur. » Et de préciser immédiatement que la distillerie reste une passion et qu’il ne se voit pas abandonner son premier emploi. « Pas pour l’instant du moins… »

À quelques heures du lancement de son BeOrigin, Franck Sergerie cache difficilement une certaine nervosité. « Je suis excité. Surexcité. Cela va faire deux ans que je travaille sur ce projet. J’ai dû trouver un local et y faire différents aménagements. J’ai étudié, lu, appris, effectué un stage… J’y ai mis beaucoup de cœur, beaucoup de temps aussi. »

S’il confie avoir des projets de whisky et de vodka, le radiologiste a choisi de commencer par un gin pour des raisons pratiques (« Le processus de fabrication n’est pas trop complexe ») mais également par amour pour cet alcool. « Je voulais produire un gin qui plaise aux connaisseurs, aux passionnés, à ceux qui recherchent un alcool fin et travaillé, poursuit-il. Mais notre BeOrigin semble également séduire ceux qui avouent ne rien connaître à l’univers du gin. Au final, on parle donc à un public très large. »

Délicat et raffiné, « un peu féminin », le BeOrigin, distillé à la manière London Dry originale, présente une personnalité différente au nez et en bouche. L’utilisation d’écorces de bouleau amène quant à elle un subtil côté boréal. « Ma famille est originaire du Saguenay. Ma sœur souhaitait qu’on retrouve du bouleau dans ma recette de gin. J’étais contre. Totalement contre, souffle le distillateur. Mais pour lui faire plaisir, lors de mes tests d’aromates, j’ai fait un essai avec de l’écorce de bouleau. Et, à ma grande surprise, c’est lui qui a rencontré le plus de succès. Résultat : j’ai changé d’avis et l’écorce de bouleau est devenue mon deuxième aromate après la baie de genièvre. »

(Crédit photo : Caroline Grégoire)

Pour suivre Vice & Vertu :
- Sur le Web : vicevertu.ca
- Sur Facebook : Vice & Vertu Distilleries
- Sur Instagram : vicevertudistilleries

Magazine
PUBLICITÉ
X