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LA GESTION GLOBALE EN RESTAURATION — MODULE 1 (VOTRE PORTEFEUILLE DE COMPÉTENCES)

Étude de cas... ce qu’il faut premièrement savoir !

7 janvier 2016 - TAGS

par Christian Latour


L’étude de cas

L’étude de cas est une formule qui comporte une période d’enseignement apprentissage durant laquelle un cas est étudié. Cette période peut être de durée et de fréquence variables. Quand l’utilisation des cas s’étend sur une période assez longue et régulière, on peut alors parler de méthode des cas.

Le cas

Le cas est un instrument qui fournit différentes informations à propos « d’une situation problème ou d’une situation que l’on désire améliorer ». C’est la description ou la narration d’un événement réaliste. Cet événement peut être fictif ou réel. Souvent, le cas est rédigé à partir de données véritables, prises sur le terrain, mais il peut aussi être constitué à partir de recherches documentaires.

Les objectifs visés

L’utilisation de l’étude de cas peut viser différents objectifs :

1. Le cas peut être destiné à l’analyse  ; c’est la situation la plus fréquente. L’apprenant doit exercer son jugement critique pour analyser la situation présentée. Il peut être amené à observer un aspect particulier du problème (analyse spécialisée) ou encore à analyser la situation sous plusieurs angles (analyse conceptuelle), par exemple les aspects sociaux, économiques, théoriques, éthiques, et, etc.

2. Le cas peut viser la prise de position ou la formulation d’un diagnostic. Les apprenants devront prendre une décision éclairée quant à la solution optimale pour résoudre le problème ou améliorer la situation présenté. Les apprenanants seront amenés à analyser le cas et à porter un jugement sur celui-ci.

3. Le cas peut être présenté dans le but d’amener les apprenants à développer leur habileté à sélectionner l’information importante. Le cas sera alors lu plusieurs fois et les apprenants devront déterminer les informations qui sont utiles à la compréhension ou à la résolution de la situation problématique.

4. Le cas peut être présenté pour introduire une nouvelle notion ou un nouveau concept. Dans cette situation, le cas sera utilisé pour rendre plus concrète la matière à aborder ou encore pour amorcer la discussion.

La présentation du cas aux apprenants

Le cas peut être présenté de différentes manières :

. Un texte écrit
. Un dossier de presse
. Une présentation orale
. Une simulation
. Un enregistrement audio ou vidéo
. Une présentation PowerPoint
. Un jeu de rôles (les apprenants sont alors amenés à se mettre dans la peau des acteurs impliqués
. Une pièce de théâtre
. Un témoignage par une personne qui a vécu la situation
. et, etc.

Le rôle du formateur

Le formateur à un double rôle : il planifie l’étude de cas et il agit à titre d’animateur lors des discussions en plénière.

Dans ce second rôle, ses principales interventions devraient viser à :

1. soutenir le dialogue en permettant à chaque personne d’énoncer son opinion et de recevoir des questions de clarification ;

2. poser des questions aux apprenants pour les aider à clarifier leurs idées ;

3. animer les échanges en relevant des oppositions, des divergences, des contradictions ;

4. réorienter la discussion lorsque celle-ci s’éloigne trop du sujet ;

5. créer un climat de confiance pour que les apprenants aient le goût d’exprimer leurs opinions ;

6. amener les apprenants à préciser leur pensée en leur demandant de mieux définir un terme ou d’expliquer un élément ;

7. intervenir de manière à ce que personne ne monopolise la discussion ;

8. s’assurer qu’il n’y ait pas de jugement porté sur les différentes opinions émises ;

9. guider les apprenants pour qu’ils trouvent par eux-mêmes une solution au cas proposé.

Le rôle de l’apprenant

Le rôle de l’apprenant est de participer à l’étude de cas.

De manière générale, l’apprenant doit :

1. se préparer pour le cours (observation, lectures, réflexion, et, etc.) ;

2. analyser le cas individuellement ;

3. se préparer au travail en sous-groupe ;

4. discuter du problème en sous-groupe et respecter les règles fixées (échéancier, niveau de participation, et, etc.) ;

5. confronter son point de vue avec celui de ses pairs ;

6. analyser « le problème » et trouver des informations et des arguments pour soutenir des solutions potentielles (individuellement ou en sous-groupe) ;

7. présenter ses réflexions et ses opinions lors des plénières ;

8. réaliser un rapport d’analyse ou un bilan synthèse, au besoin.

Pour se préparer au travail en sous-groupe, l’apprenant doit :

1. faire une première lecture pour ce dont il est question ;

2. s’assurer de bien comprendre tous les termes employés et de bien identifier les concepts en jeu ;

3. retourner, au besoin, à la documentation ou poser des questions d’éclaircissement au formateur ;

4. faire ressortir les données importantes et éliminer celles qui paraissent superflues en organisant les informations utiles dans un schéma (par exemple, la matrice du modèle d’affaires et la matrice de la proposition de valeur), un tableau, un résumé, et, etc.

5. Établir des liens entre les données ;

6. Envisager quelques hypothèses de solutions possibles, les hiérarchiser, en analyser les limites et choisir celle qui lui semble la meilleure ;

7. Faire les lectures recommandées par l’enseignant, s’il y a lieu.

Lors du travail en sous-groupe, l’apprenant doit :

1. être disponible pour les rencontres ;

2. coopérer avec ses coéquipiers ;

3. confronter son point de vue à celui des autres ;

4. participer à l’élaboration d’une solution commune.

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Source : UQTR . « Enseigner à l’UQTR. Étude de cas et enseignement »

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MÉDIAGRAPHIE

Manuel de (gestion / réflexion) du restaurateur presque parfait ☺


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