Des vendredis après-midi libres pour contrer la pénurie

6 octobre 2017 - Par Pierre-Alain Belpaire

Depuis la rentrée du 21 août dernier, la très grande majorité des étudiants de l’École de Tourisme, d’Hôtellerie et de Restauration de Mérici collégial privé bénéficient d’un horaire adapté, leur assurant des vendredis après-midi libres de tout cours. Cette mesure, inédite au Québec, a été prise tant pour aider l’industrie que pour répondre à une demande des étudiants. « Beaucoup de nos élèves souhaitaient quitter plus tôt le vendredi afin de rejoindre le restaurant ou l’hôtel où ils travaillent. L’absentéisme était devenu un véritable problème pour nos enseignants. Nous avions aussi entendu les commentaires et remarques de propriétaires d’établissements. C’est pour ces raisons que nous avons mis en place ce projet-pilote », détaille Sylvain Laroche, professeur en Techniques de gestion hôtelière à Mérici.

Si la mesure devait initialement concerner les seuls étudiants de 3e année, les responsables des programmes l’ont rapidement étendue aux 2e. Avant de finalement inclure un très grand nombre d’étudiants de 1ère année. Les horaires ont été repensés et remaniés et les cours initialement prévus en clôture de semaine furent redistribués sur les quatre autres jours. Résultat : seuls quelques élèves sont encore amenés à fréquenter l’établissement le vendredi après-midi tandis que les enseignants et responsables profitent de ces plages horaires désormais libérées pour organiser différentes réunions et rencontres.

« C’était une question de bon sens : on ne pouvait pas demander aux étudiants de s’impliquer et en même temps, les empêcher d’aller travailler, poursuit Sylvain Laroche. Presque tous les étudiants de Mérici ont une job. Pour ces jeunes, avoir un quart de travail de plus le vendredi, c’est une chance incroyable. Grâce à cette décision, plusieurs ont pu conserver leur emploi, notamment certains qui travaillent en région. Pour l’employeur, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ça peut faire une belle différence aussi. Et nous, on a réglé le problème d’absentéisme. Tout le monde est gagnant. »

Si l’enseignant de Mérici collégial privé estime que cette mesure est « un premier pas dans la bonne direction », il laisse entendre que l’établissement pourrait rapidement prendre d’autres décisions visant à lutter contre la pénurie frappant l’industrie des HRI. « On planche actuellement sur une refonte du calendrier scolaire. En imitant celui des universités, en commençant les cours plus tard dans l’année, on pourrait offrir de belles possibilités à nos étudiants et à leurs employeurs, souffle Sylvain Laroche. Se plaindre du manque de main-d’œuvre est inutile : il faut aujourd’hui passer aux actes. Et je suis persuadé que les écoles peuvent faire leur part. »

(Photo tirée de la page Facebook de Mérici collégial privé)

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