Chaudière-Appalaches

13 mars 2017

LA RÉGION DE CHAUDIÈRE-APPALACHES FAIT FACE À LA VILLE DE QUÉBEC ET LONGE LE FLEUVE SAINT-LAURENT. DÉLIMITÉE À L’OUEST PAR L’ESTRIE ET LE CENTRE-DU-QUÉBEC, ET À L’EST PAR LE BASSAINT-LAURENT, ELLE EST CONSIDÉRÉE COMME L’UN DES PLUS VIEUX TERRITOIRES D’AMÉRIQUE. SES SEIGNEURIES, SES MOULINS ET SES MANOIRS HISTORIQUES TÉMOIGNENT DES 300 ANS D’HISTOIRE QUI LA FAÇONNENT.



La Chaudière-Appalaches est l’une des régions agricoles les plus fertiles du Québec. Environ 80 entreprises agrotouristiques sont présentes sur ce territoire. On y retrouve une multitude de produits : viandes d’élevage, foie gras, alcools, fromages, pains et sirop d’érable. D’ailleurs, 50 % des érables à sucre du Québec s’y trouvent. Le tourisme gourmand, quant à lui, permet de découvrir les saveurs du terroir grâce à des expériences culinaires distinctives mettant en valeur le savoirfaire de ses artisans. Voici donc quelques personnalités de la région qui se démarquent dans l’industrie des HRI de Chaudière-Appalaches.

Le touche-à-tout de l’industrie À 24 ans, Bruno Hippeau ouvrait déjà son premier restaurant. Le chef compte aujourd’hui plus de 26 ans d’expérience dans le domaine de l’hôtellerie et de la restauration. Il enseigne la cuisine au Centre de formation professionnelle de l’Envolée, donne des formations pour les services aux entreprises et possède son propre bureau de consultants, HRI services conseils inc. « Quand on m’appelle pour une consultation, la question qui revient le plus souvent concerne le coût de revient. Pour répondre à ce besoin, nous avons fait développer un logiciel comptable complet. Sa particularité, c’est qu’en plus de calculer les coûts de revient, il suggère un prix de vente à l’assiette en fonction des autres postes de dépenses. » Le chef s’implique également dans la collectivité en mettant sur pied des projets avec ses élèves. Chaque année, la cohorte organise un gros banquet où la nourriture est commanditée, et les étudiants sont aux fourneaux. En 2017, l’objectif est de remettre 40 000 $ à Opération Enfant Soleil.
Le chef propriétaire qui se démarque Gaston Couillard possède un riche parcours professionnel. Il a cofondé le restaurant Le Galopin en plus d’avoir été chef exécutif au Château Bonne Entente de Québec. Aujourd’hui, il est chef propriétaire du Domaine de l’Oie Toquée, un restaurant de gastronomie champêtre ouvert il y a maintenant sept ans. Il possède aussi son propre service de traiteur, agit comme consultant en restauration et est chef à domicile. À son restaurant, il prépare et sert les repas, en plus de s’occuper de ses animaux et de son potager. L’an dernier, le chef a voulu agrandir le Domaine de l’Oie Toquée pour en faire un gîte. « Je voulais offrir un nouveau service d’hébergement dans la région, confie-t-il. Au sud, dans les terres, il n’y a pas beaucoup d’options pour les touristes. En proposant des chambres, j’ai pensé que je pourrais attirer une nouvelle clientèle en Chaudière-Appalaches. » Pour les gens de l’industrie de la région, M. Couillard est un modèle et, surtout, un passionné
L’ambassadrice C’est en 2006 que l’aventure de l’Auberge des Glacis commence pour Nancy Lemieux. En tenant compte de leurs intérêts communs pour la bonne chère et le plaisir d’accueillir des gens, elle et son conjoint décident alors de faire le grand saut et de se porter acquéreurs de l’Auberge. Le menu du restaurant proposait déjà une cuisine française basée sur les produits du terroir, mais le couple a choisi de pousser sa politique d’achat local à un niveau jusque-là jamais atteint. Aujourd’hui, les assiettes sont composées à 95 % de produits locaux provenant de 70 producteurs de la région ! « Je suis particulièrement fière d’avoir obtenu le prix Chapeau restaurateurs ! en 2014 et surtout d’avoir reçu un triplé l’an dernier aux Grands Prix du tourisme. » La restauratrice contribue à faire rayonner la région de Chaudière-Appalaches en étant très engagée dans les milieux touristique et communautaire.
La voyageuse influente Marie Létourneau est propriétaire de Resto Délice. Il s’agit, selon plusieurs, du restaurant le plus populaire et le plus « novateur » de Lévis. Le « restaurant/ boîte de nuit », qui s’étend sur trois étages, offre plusieurs espaces au décor unique. L’établissement se démarque par son design audacieux, qui comprend même une douzaine de palmiers sur une terrasse aménagée sur le toit. « L’Asie nous inspire beaucoup. Nous aimons aussi nous ressourcer et trouver de la nouveauté dans les métropoles du monde entier » raconte Marie Létourneau. Mme Létourneau a investi plus d’un million de dollars dans la rénovation de son restaurant depuis son acquisition. Et en novembre dernier, l’entrepreneure a acheté le terrain voisin de son établissement. « Ça servira essentiellement, pour le moment, à doubler la surface de stationnement. Aucun projet d’agrandissement de la bâtisse n’est prévu. Mais quelque chose de distinct sera annoncé sous peu », confie-t-elle.
La visionnaire Mireille Vézina est la directrice générale de l’hôtel Le Georgesville. Elle a pris les rênes de l’établissement en 2012 après le départ de son prédécesseur, Alain April. Toutefois, elle fait partie de l’équipe du Georgesville depuis le début des années 2000. Des travaux d’agrandissement, qui permettront d’ajouter 42 chambres et une salle de réunion à l’hôtel, commenceront au printemps 2017 et se poursuivront jusqu’à l’automne suivant. « Ce qui est important dans notre métier, c’est l’équipe de travail, confie-t-elle. Nous souhaitons que nos employés soient heureux chez nous. La réussite de l’hôtel, c’est un projet collectif. Notre mission est de travailler tous ensemble dans le but de satisfaire notre clientèle. » Après plus de 25 ans d’existence, Le Georgesville entend demeurer la destination hôtelière par excellence en Beauce et contribuer ainsi activement au dynamisme économique de Saint-Georges
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