Charmer la relève en restauration en payant ses études

12 janvier 2018 - Par Katherine Boisvert

Pour charmer la relève et recruter des employés de choix, les propriétaires du Bistro Café Summum de La Baie, au Saguenay, proposent de payer les frais de scolarité de leur personnel-cadre, soulignait récemment le média local spécialisé en entrepreneuriat Informe Affaires.

En pleine période de recrutement pour leur succursale de Chicoutimi (qui devrait ouvrir au mois de mars), les propriétaires du Bistro Café Summum cherchaient une manière de faire lever les candidatures. « Ça a vraiment fait jaser. Dans les premières 56 heures, on a reçu une cinquantaine de candidatures, se félicite le PDG de l’établissement, Bénédict Morin. On a même reçu des candidatures de gens qui sont gestionnaires dans d’autres domaines que celui de la restauration. » Le restaurateur ajoute avoir passé beaucoup d’entrevues cette semaine pour pourvoir les 50 postes bientôt disponibles.

Au cours des trois dernières années, les copropriétaires du Café Bistro Summum avaient déjà offert à certains cadres (coordonnatrice de terrain, gérant de plancher, chef ou sous-chefs) de payer leurs études dans des programmes reliés à la gestion et à la restauration. Pour Bénédict Morin, il s’agit d’une manière de mieux former son personnel. « En agissant de la sorte, on s’assure d’un phénomène de rétention, explique-t-il. Les gens restent au sein de notre entreprise et transmettent leurs acquis académiques à leurs collègues. »

Tous les types d’études post-secondaires sont payés par l’employeur, du DEP au baccalauréat. « L’important pour nous, c’est qu’il y ait un lien connexe. Ça peut même être en ressources humaines, en administration ou en comptabilité », précise Bénédict Morin. Il ajoute que certains directeurs de plancher ont même fait le choix de se spécialiser en sommellerie.

Le copropriétaire en est persuadé : cette pratique renforce le sentiment d’appartenance des employés et encourage même certains à gravir les échelons au sein de l’entreprise. « Cette conciliation travail-études n’est pas seulement bénéfique pour l’employé, elle l’est également pour notre restaurant. Tout le monde est gagnant », souffle le restaurateur. À une époque où la question du partage des pourboires est sur toutes les lèvres, Bénédict Morin croit d’ailleurs que cette mesure permet d’amoindrir l’écart entre les salaires des cadres et celui des serveurs.

Il estime que leur décision a et aura un impact positif sur les autres restaurateurs. « Ça les incite à faire bouger les choses et à proposer des actions différentes et concrètes, se félicite Bénédict Morin. Tant mieux si notre philosophie de recruter autrement plaît à d’autres restaurateurs ! »
 
(Crédit photo : Café Bistro Summum Instagram. Sur la photo : les copropriétaires du Bistro Café Summum, Bénédict Morin et Maxence Raymond.)
 
 
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