Amélia Leblanc

• Curiosité • Créativité • Action !
12 mars 2015 - Par Marie-Carole Daigle

Vous arrive-t-il d’avoir la ferme conviction d’être au bon endroit au bon moment ? C’est incontestablement le sentiment qui anime Amélia Leblanc depuis qu’elle a décidé de plonger tête première dans ses études en cuisine.

La jeune Lavalloise se voyait pourtant graphiste. Toutefois, après une année d’études au cégep, elle savait qu’un « ingrédient » essentiel manquait à ce cheminement : l’action !

« En arts plastiques, j’étais satisfaite, mais pas comblée, dit-elle. Il m’en fallait plus ! Je ne me voyais pas rester assise des heures devant un ordi. Je me suis rendu compte que, plus souvent qu’autrement, je me changeais les idées en fouinant dans un livre de recettes. J’avais ma réponse : si la cuisine suscitait à ce point ma curiosité, je pouvais certainement en faire une carrière. »

Amélia a été attirée par la réputation de l’École hôtelière de Laval, qui célèbre son 20e anniversaire en 2015. Dès les premiers jours de son programme de 1 470 heures en cuisine d’établissement, elle a su qu’elle était à sa place. En première année, un stage au restaurant La Traite de l’Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake a poussé sa motivation encore plus loin. Son D.E.P. en cuisine d’établissement en poche, elle a alors décidé de s’inscrire en septembre 2014 à l’attestation de spécialisation professionnelle (ASP) en Cuisine du marché, tout en travaillant comme cuisinière dans un restaurant de Laval.

Emploi exigeant recherché

« J’adore tout simplement être dans le jus ! reconnaît la jeune étudiante. Avoir huit commandes devant moi et savoir que tout doit sortir en même temps, c’est le genre de stress que j’aime. En cuisine, il faut être alerte : réussir à écouter tout le monde autour tout en se concentrant sur la production. On doit aussi avoir une bonne paire de jambes, car on est toujours en train de se déplacer. À la fin de ma journée, je me dis : “Non seulement j’ai abattu tout ce boulot, mais je l’ai bien fait ! Wow !” Comme il s’agit d’un travail très exigeant physiquement et mentalement, il faut vraiment aimer cela. En fait, je dirais qu’on l’a ou on ne l’a pas… »

« Elle a effectivement la trempe pour être cuisinière et même plus, souligne son enseignant, Sylvain Gilbert. Et elle présente tout un potentiel. Dans nos classes, chaque élève occupe en alternance la fonction de chef. Quand est venu son tour de diriger les autres, j’ai été surpris de voir comment elle parvenait à doser autorité et politesse. »

Curiosité, créativité et art

« À vrai dire, la cuisine est une certaine forme d’art, fait remarquer Amélia. Il faut de la créativité, une bonne dextérité manuelle, et on peut explorer les innombrables manières d’harmoniser les couleurs et de transformer les aliments. Ça me passionne. »

Avide de tout savoir, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « Cela peut sembler cliché, mais j’ai vraiment l’intention de parcourir les pays d’Europe pour voir comment on y fait la cuisine. Je veux apprendre encore davantage, découvrir une plus grande variété de produits, me laisser aller dans la phase “folle” du métier ! Je suis sûre que tout cela me servira si un jour je deviens chef et dirige ma propre équipe. » Nul ne doute qu’Amélia dispose de l’énergie pour concrétiser de tels rêves.

Photo : ©Pierre Beauchemin

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