Santé et sécurité au travail présenté par l’ARQ

Accidents de travail dans la restauration

21 février 2012 - Par Caroline Rodgers

Bonne nouvelle : les accidents de travail dans la restauration ont diminué depuis cinq ans. En 2006, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a enregistré 2 609 lésions professionnelles dans le secteur. En 2010, on en recensait 1 805, soit près de 1 000 de moins.

« On pense que les efforts de prévention et de sensibilisation portent leurs fruits », dit Louis-Pierre Laflamme, porte-parole de la CSST. Il reste que 1 805 accidents, c ’est encore 1 805 de trop !



Les jeunes et les nouveaux employés sont les plus à risque

Environ 50 % des légions professionnelles enregistrées par la CSST dans le secteur de la restauration (ce qui n’inclut pas les services alimentaires) surviennent à des jeunes de 29 ans et moins, et 40 %, à des jeunes de 24 ans et moins.

« Pour les jeunes, il s’agit souvent d’un emploi saisonnier, mais ce n’est pas une raison pour ne pas leur offrir la formation adéquate, dit Pierre-Louis Laflamme. Si on leur apprend à travailler correctement dès le début de leur carrière, ils maintiendront ces comportements sécuritaires toute leur vie. »

André St-Jean, gestionnaire en santé et sécurité pour Les Commissionnaires, n’est pas étonné par ces statistiques. « C’est une tendance que l’on observe quand des gens qui ont peu d’expérience et peu de formation professionnelle sont embauchés », dit-il.

Après avoir travaillé pendant de nombreuses années dans des cafétérias, M. St-Jean constate que les débutants en cuisine ont généralement les mêmes mauvaises habitudes.

« L’erreur la plus fréquente est de vouloir travailler avec les mêmes méthodes et techniques qu’à la maison, dit-il. Quand quelqu’un est habitué de couper ses légumes chez lui avec un petit couteau, s’il fait la même chose en cuisine professionnelle, il va développer des problèmes aux coudes ou aux épaules. »

Par ailleurs, les employés ne se méfient pas suffisamment des divers appareils susceptibles d’entraîner des blessures : trancheuses, friteuses, robots culinaires et autres. De plus, beaucoup négligent de porter les équipements de protection adéquats, comme les gants ou les lunettes. « Certaines machines peuvent être dangereuses et, malheureusement, l’employeur ne prend pas toujours le temps de former les nouveaux, surtout quand le roulement de personnel est élevé », dit-il.

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